TVA à 20 % sur la restauration livrée et à emporter : Le GHR, les Traiteurs de France et la Fédération Française des Food Trucks alertent sur un “choc économique et social majeur” – TendanceHotellerie

Le
Groupement
des
Hôtelleries
et
Restaurations
de
France
(GHR),
deuxième
organisation
représentative
du
secteur,
les
Traiteurs
de
France
et
la
Fédération
Française
des
Food
Trucks
(FFFT)
appellent
les
sénateurs
à
rejeter
trois
amendements
au
projet
de
loi
de
finances
pour
2026
(n° I-2373,
n° I-797
et
n° I-249)
qui
auraient
pour
effet
de
doubler
la
TVA,
la
faisant
passer
de
10 %
à
20 %
sur
la
restauration
livrée,
les
ventes
à
emporter
et
les
prestations
des
Traiteurs
Organisateurs
de
Réceptions
(TOR).

Une
mesure
sans
concertation
et
sans
étude
d’impact

Présentés
au
nom
de
la
montée
en
qualité,
ces
amendements
prévoient
en
réalité
de
supprimer
les
dispositions
légales
qui
fixent
à
10%
le
taux
de
la
TVA
pour
l’ensemble
des
produits
alimentaires
préparés
destinés
à
la
vente
à
emporter
ou
à
la
livraison,
quel
que
soit,
le
restaurant :
restaurant
traditionnel,
rapide,
foodtruck,
traiteurs
événementiels,
TOR,
etc.

Une
telle
décision,
prise
sans
aucune
consultation
avec
les
professionnels,
irait
à
l’encontre
des
priorités
économiques
du
pays :
lutte
contre
l’inflation,
soutien
aux
TPE/PME,
attractivité
touristique.

Un
secteur
déjà
sous
pression

La
restauration
livrée
qui
représente
10 %
du
chiffre
d’affaires
du
secteur,
est
portée
principalement
par
les
restaurants
indépendants,
la
restauration
mobile
ainsi
que
les
TOR.
Or
ces
entreprises
font
face
à
une
inflation
historique
de
leurs
charges
(énergie :
+30 %,
matières
premières :
+24 %,
minima
sociaux :
+25 %)
qui
ne
leur
permettrait
pas
de
supporter
un
telle
hausse
de
la
fiscalité.

Doubler
la
TVA :
Un
choc
pour
les
ménages,
l’emploi
et
l’événementiel

Le
passage
à
20 %
provoquerait
un
séisme
économique
et
social :

  • Pour
    le
    pouvoir
    d’achat
    des
    classes
    moyennes
    et
    populaires,
    principales
    clientes
    de
    la
    restauration
    livrée
    et
    à
    emporter.
  • Pour
    l’activité
    et
    l’emploi
    de
    milliers
    d’établissements
    fragilisés,
    alors
    que
    les
    défaillances
    atteignent
    des
    niveaux
    inédits.
  • Pour
    les
    traiteurs
    événementiels :
    leurs
    prestations

    notamment
    les
    mariages
    déjà
    contractualisés

    basculeraient
    brutalement
    de
    10 %
    à
    20 %.
  • Pour
    la
    restauration
    mobile
    (foodtrucks),
    essentielle
    au
    dynamisme
    des
    centres-villes,
    des
    zones
    d’activité
    et
    des
    événements
    sportifs,
    culturels
    ou
    privés.

Un
appel
solennel
au
Sénat

Pour
l’ensemble
de
ces
raisons,
le
GHR,
les
Traiteurs
de
France
et
la
FFFT
demandent
solennellement
aux
sénateurs
de
rejeter
ces
amendements.


Il
en
va
de
la
préservation
de
l’emploi,
de
la
diversité
de
nos
établissements,
du
pouvoir
d’achat
des
Français
et
de
l’égalité
d’accès
à
la
restauration
sur
l’ensemble
du
territoire

écrivent
les
signataires
du
courrier,
Catherine
Quérard,
Présidente
du
GHR,
Bernard
Cabiron
et
Claire
Pennarun,
Co-présidents
des
Traiteurs
de
France
et
Olivier
Lignon,
Président
de
la
Restauration
ambulante
du
GHRVice-président
de
la
FFFT

Et
un
soutien
du
gouvernement

Alerté
par
le
GHR,
les
TDF
et
la
FTFT,
le
Ministre
des
Petites
et
moyennes
entreprises,
du
Commerce,
de
l’Artisanat,
du
Tourisme
et
du
Pouvoir
d’achat
a
fait
savoir
aux
signataires
du
courrier
par
son
cabinet
qu’il
était

défavorable
à
ces
amendements
et
à
toute
différenciation
du
taux
de
TVA
dans
le
secteur
de
la
restauration
en
fonction
du
type
d’établissement
ou
de
la
nature
des
plats
vendus
.