Rapport Booking[.]com – Plus de deux tiers des voyageurs français prennent en compte les risques météorologiques – TendanceHotellerie



L’incertitude
climatique
redessine
les
voyages :
plus
de
deux
tiers
des
voyageurs
français
prennent
en
compte
les
risques
météorologiques



La
moitié
des
voyageurs
français
considèrent
les
événements
météorologiques
extrêmes
comme
une
source
de
stress,
entraînant
une
évolution
des
destinations
et
des
périodes
de
réservation.

Booking.com
a
publié
son
11e
rapport
annuel
de
recherche
sur
les
attitudes
des
consommateurs
et
leur
compréhension
de
l’impact
social
et
environnemental
des
voyages [1].
Basé
sur
les
données
de
32
500
voyageurs
dans
35
marchés
à
travers
le
monde,
le
rapport
révèle
que
les
conditions
météorologiques
extrêmes
modifient
activement
les
choix
de
destination
et
le
calendrier
des
voyages.

L’impact
des
conditions
météorologiques
sur
les
voyageurs
et
les
partenaires

Le
rapport
met
en
évidence
une
tension
croissante
dans
les
décisions
de
voyage.
Plus
des
deux
tiers
des
voyageurs
français
interrogés
déclarent
prendre
en
compte
les
risques
de
conditions
météorologiques
extrêmes
dans
le
choix
de
leur
destination
(68 %)
et
du
moment
de
leur
voyage
(70 %).
17 %
ont
annulé
un
voyage
en
raison
de
ces
risques,
souvent
avant
même
le
départ.

Cette
préoccupation
est
déjà
bien
ancrée
dans
la
réalité :
1
voyageur
français
sur
5
(20 %)
a
déjà
été
confronté
à
des
conditions
météorologiques
extrêmes
ou
à
une
catastrophe
naturelle
lors
d’un
voyage
au
cours
des
12
derniers
mois.
La
moitié
(50 %)
indique
que
ces
risques
sont
source
de
stress
lors
de
la
planification
d’un
voyage,
tandis
que
32 %
estiment
que
l’imprévisibilité
météorologique
rend
difficile
le
choix
du
moment
idéal
pour
partir.

Alors
que
la
haute
saison
touristique
se
concentre
traditionnellement
entre
juin
et
août,
les
données
montrent
une
évolution
des
comportements :
38 %
des
voyageurs
français
prévoient
de
partir
hors
saison
et
22 %
recherchent
des
destinations
plus
fraîches.
Cette
tendance
est
renforcée
par
le
fait
que
plus
de
la
moitié
(58 %)
estiment
que
certaines
destinations
sont
trop
chaudes
pour
être
visitées
aux
périodes
souhaitées.
Par
ailleurs,
65 %
déclarent
éviter
les
destinations
connues
pour
leurs
conditions
météorologiques
extrêmes,
et
41 %
ont
déjà
renoncé
à
certaines
destinations
figurant
dans
leurs
projets
de
voyage
en
raison
d’actualités
liées
aux
aléas
climatiques
ou
à
des
catastrophes
naturelles.

L’impact
des
perturbations
climatiques
sur
le
voyage
est
également
visible
du
côté
des
partenaires
d’hébergement.
Selon
une
enquête
de
Booking.com [2]
menée
auprès
de
3
715
partenaires
dans
18
pays,
40 %
déclarent
avoir
déjà
ajusté
leurs
opérations
en
raison
des
risques
climatiques,
notamment
des
vagues
de
chaleur
ou
des
tempêtes.
Près
d’1
sur
4
(24 %)
indiquent
avoir
subi
des
perturbations
dans
les
arrivées
ou
départs
des
clients
liées
à
des
événements
météorologiques
extrêmes,
et
23 %
rapportent
des
désagréments
ayant
directement
conduit
à
des
avis
négatifs.

La
réflexion
sur
le
moment
et
le
lieu
du
voyage
témoigne
d’une
approche
élargie
du
tourisme
durable
en
2026,
au-delà
du
choix
d’hébergement
et
des
pratiques
déjà
connues
(réduction
des
déchets,
économie
d’énergie,
préservation
de
la
faune).
Ainsi,
en
plus
de
l’impact
du
climat,
41 %
des
voyageurs
français
souhaitent
éviter
les
destinations
surfréquentées.
Parmi
eux,
53 %
cherchent
à
éviter
de
contribuer
au
surtourisme
et
27 %
à
réduire
la
pression
exercée
sur
les
destinations,
reflétant
une
prise
de
conscience
croissante
de
l’impact
du
voyage
sur
les
communautés
locales
et
l’environnement.

Le
surprenant
paradoxe
des
générations

L’étude
met
en
évidence
un
décalage
entre
discours
et
pratiques :
si
les
jeunes
générations
expriment
des
intentions
fortes
en
matière
de
voyage
durable,
celles-ci
se
traduisent
moins
souvent
en
actions
concrètes,
tandis
que
les
générations
plus
âgées
déclarent
davantage
de
comportements
effectifs.

Par
exemple,
au
sein
de
la
région
EMEA
(Europe,
Moyen-Orient
et
Afrique),
parmi
les
personnes
interrogées
qui
prévoient
de
voyager
plus
durablement
l’année
prochaine,
près
de
deux
tiers
des
Baby-boomers
(65 %)
déclarent
qu’ils
réduiront
leurs
déchets,
contre
56 %
pour
la
génération
X,
50 %
pour
la
génération
Y
et
43 %
pour
la
génération
Z.
60 %
des
Baby-boomers
déclarent
qu’ils
prévoient
de
réduire
leur
consommation
d’énergie
(par
exemple
en
éteignant
la
climatisation
et
les
lumières
en
quittant
leur
chambre),
contre
52 %
pour
la
génération
X,
46 %
pour
la
génération
Y
et
38 %
pour
la
génération
Z.
Enfin,
58 %
des
Baby-boomers
déclarent
qu’ils
privilégieront
davantage
les
commerces
locaux
et
indépendants,
contre
56 %
pour
la
génération
X,
46 %
pour
la
génération
Y
et
40 %
pour
la
génération
Z.

Cela
dit,
les
jeunes
générations
se
distinguent
dans
d’autres
domaines.
Plus
d’un
quart
de
la
génération
Z
(30 %)
et
de
la
génération
Y
(27 %)
ont
participé,
au
cours
des
12
derniers
mois,
à
une
activité
permettant
de
découvrir
ou
d’échanger
avec
des
populations
autochtones,
contre
22 %
pour
la
génération
X
et
17 %
pour
les
Baby-boomers.
Par
ailleurs,
22 %
de
la
génération
Z
et
20 %
de
la
génération
Y
ont
participé
à
une
activité
contribuant
à
la
santé
ou
à
la
conservation
des
écosystèmes
locaux
ou
de
la
faune
et
de
la
flore,
contre
12 %
pour
la
génération
X
et
8 %
pour
les
Baby-boomers.


Le
rapport
Travel
&
Sustainability [3]
de
cette
année
montre
que,
si
les
générations
n’abordent
pas
toutes
de
la
même
manière
ce
qu’est
un
voyage
durable,
l’adaptation
aux
conditions
météorologiques
extrêmes
et
l’évitement
des
foules
sont
désormais
des
comportements
largement
partagés
,
déclare
Danielle
D’Silva,
Directrice
Durabilité
chez
Booking.com.

En
tant
qu’acteur
mondial
du
voyage,
nous
voulons
faciliter
les
choix
durables
afin
que
chacun
puisse
continuer
à
profiter
pleinement
du
voyage,
tout
en
contribuant
à
préserver
l’attractivité
des
destinations
pour
les
visiteurs
comme
pour
les
résidents.



[2
Enquête
auprès
des
partenaires,
commandée
par
Booking.com,
réalisée
auprès
de
3
715
partenaires
en
France,
Allemagne,
Australie,
Autriche,
Brésil,
Chine,
Croatie,
Espagne,
États-Unis,
Grèce,
Inde,
Indonésie,
Italie,
Japon,
Mexique,
Portugal,
Royaume-Uni
et
Thaïlande,
entre
le
3
et
le
16 février
2026.

Image
d’illustration
:
Credits_
Booking.com
©GettyImages
_
Sustainability
report
2026