Le GHR alerte d’un risque majeur de fermetures massives de restaurants le 1er mai – TendanceHotellerie

Le
Groupement
des
Hôtelleries
et
Restaurations
de
France
(GHR)
alerte
solennellement
sur
les
conséquences
graves
d’une
proposition
de
loi
relative
au
travail
le
1er mai.

Le
texte,
qui
sera
examiné
par
l’Assemblée
nationale
le
22 janvier
prochain,
prévoit
en
effet
que
« seuls
les
salariés
volontaires
ayant
donné
leur
accord
par
écrit
à
leur
employeur »
pourront
travailler
le
1er mai.

En
imposant
aux
restaurateurs
qu’ils
obtiennent
l’accord
écrit
de
chacun
de
leurs
salariés
pour
qu’ils
acceptent
de
travailler
le
1er mai,
ce
texte
fait
peser

un
risque
majeur
de
fermeture
massive
des
restaurants
le
1er mai
prochain
,
prévient
Catherine
Quérard,
Présidente
du
GHR.

La
restauration
repose
sur
une
organisation
collective
du
travail.
En
cuisine,
comme
en
salle,
chaque
poste
est
important.
S’il
manque
un
seul
salarié,
le
service
peut
devenir
impossible
voire
dangereux
pour
des
raisons
de
sécurité
notamment.

Dans
la
restauration,
on
ne
“bricole”
pas
les
équipes
au
dernier
moment.
Sans
l’assurance
que
chaque
salarié
sera
présent,
un
restaurant
n’ouvre
pas.

Pour
le
GHR,
ce
texte
est
une
mesure
pénalisante
pour
tous.

  • Les
    restaurateurs,
    déjà
    fragilisés
    économiquement,
    comme
    en
    témoignent
    les
    chiffres
    des
    défaillances
    et
    des
    radiations
    d’entreprises
    dans
    le
    secteur
    (100
    radiations
    par
    jour
    en
    2025),
  • Les
    salariés
    qui
    seraient
    pénalisés
    par
    une
    fermeture
    forcée
    de
    leur
    restaurant
    ou
    une
    surcharge
    de
    travail,
  • Les
    Français
    et
    les
    touristes
    privés
    d’un
    service
    essentiel
    un
    jour
    férié,
  • L’image
    de
    la
    France,
    qui
    deviendrait
    une
    exception
    négative
    en
    Europe
    et
    dans
    le
    monde
    et
    risquerait
    de
    perdre
    sa
    place
    de
    1re
    destination
    touristique
    mondiale.

Dans
l’ensemble
des
pays
comparables,
les
restaurants
sont
en
effet
ouverts
le
1er mai,
avec
des
règles
claires,
protectrices
et
équilibrées.

Une
mobilisation
totale
du
GHR

Le
GHR
a
rencontré
les
cabinets
des
ministres
du
Travail
et
du
Tourisme,
il
a
saisi
Matignon
et
l’Élysée
pour
demander
à
être
reçu
en
urgence,
il
a
sollicité
en
urgence
un
échange
avec
le
rapporteur
de
la
proposition
de
loi,
M. Thibault
Bazin.

Il
a
également
engagé
un
travail
d’amendement
pour
sauver
le
1er mai
2026
pour
la
restauration
française.

La
position
du
GHR
est
claire :
Le
GHR
soutient
le
projet
de
sécuriser
le
travail
le
1er
dans
des
secteurs
dérogatoires
comme
la
boulangerie
ou
la
restauration,
il
ne
demande
pas
la
remise
en
cause
du
1er mai,
ni
la
fin
de
sa
protection
symbolique.

Le
GHR
demande
un
cadre
juridique
clair,
permettant
l’ouverture
des
restaurants
sans
condition
de
volontariat
qui
conduirait
mécaniquement
à
la
fermeture
des
établissements.


A
propos
du
GHR
:

Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
est

le
1er
janvier
2023
de
la
fusion
de
trois
organisations
professionnelles
représentatives
:
le
GNI,
Groupement
National
des
Indépendants
Hôtellerie
et
Restauration,
le
SNRTC,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Thématique
et
Commerciale
et
le
SNRPO,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Publique
Organisée.
Le
GHR,
présidé
par
Catherine
Quérard,
fédère
à
ce
jour
15
000
établissements
employant
180
000
salariés.