Happyvore : “Saucisse végétale”, “nugget végétal” et “tenders végétaux” autorisés, mais “steak végétal” interdit : le trilogue européen a tranché – TendanceHotellerie



Le
trilogue
européen
composé
du
Parlement,
de
la
Commission
et
du
Conseil
a
rendu
hier
après-midi
une
décision
sur
le
sort
des
dénominations
des
appellations
végétales.
Le
sujet
avait
été
remis
sur
la
table
il
y
a
quelques
mois
par
l’eurodéputée
Céline
Imart,
qui
avait
proposé
une
liste
de
plus
d’une
centaine
d’appellations
“viandes”,
qu’elle
souhaitait
faire
interdire
pour
les
alternatives
végétales.
L’accord
trouvé
aujourd’hui
préserve
l’essentiel :
les
termes
d’usage
comme,
« saucisse »
ou
« nuggets »
resteront
accessibles
aux
alternatives
végétales,
en
revanche
d’autres
mots
tels
que
« steaks »
devraient
être
interdits.
Pour
HappyVore,
leader
français
du
secteur,
ce
dénouement
est
une
victoire
en
demi-teinte.

Une
saga
qui
dure
depuis
des
années

Les
lobbies
de
l’élevage
intensif
mènent
la
vie
dure
aux
acteurs
du
végétal
depuis
plusieurs
années.
En
effet,
depuis
2022,
deux
décrets
français
avaient
été
publiés
visant
à
faire
interdire
ces
appellations
« viande »
pour
les
produits
contenant
des
protéines
végétales,
considérant
qu’ils
constituaient
une
« tromperie »
pour
le
consommateur,
qui
selon
eux
ne
sauraient
pas
faire
la
différence
entre
un
steak
de
viande,
et
un
steak
végétal.
Le
Conseil
d’Etat
avait
définitivement
annulé
ces
décrets
en
avril
2024.

Au
Parlement
européen,
un
amendement
déposé
par
la
députée
française
Céline
Imart
avait
été
adopté
le
8 septembre
en
commission
AGRI,
avec
un
vote
en
plénière
le
8 octobre.
En
parallèle,
la
Commission
européenne
avait
présenté
en
juillet
2025
une
révision
de
l’Organisation
Commune
de
Marché
(OCM),
inscrite
dans
la
réforme
de
la
PAC,
qui
introduit
également
des
dispositions
visant
à
protéger
les
dénominations
carnées.

En
riposte,
HappyVore,
aux
côtés
d’InterVeg,
avait
lancé
une
pétition
le
1er octobre
dernier,
contre
ces
mesures
restrictives,
qui
avait
récolté
plusieurs
dizaines
de
milliers
de
signatures.

Le
Parlement,
la
Commission
et
le
Conseil
devaient
déjà
se
réunir
en
décembre
pour
décider
d’une
issue
sur
ce
sujet,
mais
ils
avaient
reporté
les
négociations.
Jeudi
après-midi,
les
négociateurs
du
Parlement
européen,
du
Conseil
et
de
la
Commission
sont
parvenus
à
un
accord
qui
interdira
au
total
31
mots.

La
liste
comprend
des
noms
associés
aux
animaux
tels
que
« poulet »,
« bœuf »
ou
« porc »
et
des
termes
désignant
des
morceaux
tels
que
« poitrine »,
« cuisse »
ou
« pilon ».
Cependant,
des
termes
plus
descriptifs
tels
que
« burger »,
« saucisse »
ou
« nuggets »
seront
toujours
autorisés.
HappyVore
voit
dans
cet
accord
un
signal
fort :
celui
d’une
Europe
qui
refuse
de
s’enliser
dans
des
débats
sémantiques
stériles
pour
enfin
se
tourner
vers
l’avenir,
tout
en
essayant
d’apaiser
les
relations
avec
les
lobbies
en
concédant
l’interdiction
du
terme
« steak ».


Nous
saluons
cette
décision
qui
tend
à
respecter
la
maturité
des
consommateurs.
Comme
le
Conseil
d’État
français
l’avait
déjà
affirmé
le
10 avril
2024
en
suspendant
les
décrets
nationaux
d’interdiction,
il
n’existe
aucune
confusion
pour
les
citoyens :
ils
choisissent
délibérément
le
végétal
pour
son
impact
et
ses
qualités
nutritionnelles
,
déclare
Guillaume
Dubois,
co-fondateur
de
HappyVore.


Dans
le
contexte
politique
et
économique
actuel,
nous
espérons
que
l’Union
européenne
consacrera
désormais
toute
son
énergie
aux
réelles
préoccupations
des
agriculteurs
et
des
consommateurs.
L’urgence
est
à
la
construction
d’une
souveraineté
alimentaire
forte,
capable
de
soutenir
nos
filières
de
légumineuses
locales
et
de
garantir
une
alimentation
durable,
saine
et
accessible
à
tous.

Les
prochaines
étapes

Les
ONG
et
les
entreprises
soulignent
qu’aucune
évaluation
d’impact
à
l’échelle
de
l’UE
ni
aucune
consultation
publique
n’ont
été
menées,
malgré
les
répercussions
sur
l’ensemble
de
la
chaîne
alimentaire,
y
compris
les
producteurs,
les
détaillants,
les
services
alimentaires,
les
restaurants
et
les
consommateurs.
Le
texte
pourrait
créer
une
cascade
de
questions
juridiques
et
commerciales
qu’il
faudra
rapidement
clarifier.

À
l’origine,
cette
législation
visait
à
renforcer
la
position
des
agriculteurs
dans
la
chaîne
d’approvisionnement.
Au
lieu
de
cela,
elle
a
été
détournée
par
un
débat
qui
n’augmentera
en
rien
les
revenus
des
agriculteurs,
n’améliorera
pas
l’accès
au
marché
et
ne
résoudra
pas
les
véritables
défis
structurels
de
l’agriculture
européenne.


Nous
continuerons
à
nous
battre
pour
pouvoir
proposer
des
produits
végétaux
aux
consommateurs,
et
à
leur
permettre
d’avoir
des
repères.
Notre
combat
continue,
en
faveur
de
l’innovation,
et
de
la
transition
alimentaire
qui
est
nécessaire
pour
réduire
notre
impact
environnemental,
cela
n’est
plus
à
prouver

déclare
Guillaume
Dubois.

Les
détails
techniques
du
texte
seront
finalisés
vendredi
prochain.
Ensuite,
le
sera
soumis
officiellement
au
vote
du
Conseil
de
l’Agriculture
et
des
Pêches,
avec
des
ministres
membres
et
un
dernier
vote
lors
de
la
séance
plénière
du
Parlement.

L’avis
de
GD

Mon
avis
dans
l’édito
de
ce
midi.


A
propos
d’HappyVore
:

Entreprise
de
170
salariés,
certifiée
B
Corporation®,
lancée
en
2019
par
Guillaume
Dubois,
HappyVore
permet
à̀
chacun
de
réduire
sa
consommation
de
viande
grâce
à
ses
alternatives
gourmandes
et
variées.
Ses
produits
sains
avec
très
peu
de
gras
saturés,
respectueux
de
l’environnement,
reprennent
les
codes
de
la
viande
en
saveur,
en
texture
et
en
cuisine.
Désormais
leader
du
marché
en
France,
la
gamme
HappyVore
(+20
produits)
est
disponible
dans
plus
de
10
000
points
de
vente
sur
tout
le
territoire
national,
dans
plus
de
5
000
restaurants
et
sur
la
boutique
en
ligne
de
la
marque.