
Paris
Île-de-France
attire
chaque
année
plusieurs
millions
de
touristes,
dont
de
très
nombreux
étrangers.
Ces
derniers
sont
une
source
de
retombées
économiques
très
importantes
en
matière
d’hébergement,
de
loisirs,
de
visites,
etc.
Quelles
sont
les
principales
clientèles
touristiques
internationales
qui
visitent
la
région-capitale ?
Quelle
est
la
nationalité
des
clientèles
qui
dépensent
le
plus,
qui
restent
plus
longtemps
et
qui
influencent
les
standards
d’accueil ?
Comment
se
positionne
l’offre
de
Paris
Île-de-France
parmi
les
autres
métropoles
mondiales
attractives
sur
ce
segment
de
la
clientèle
à
haute
contribution ?
Paris
Île-de-France
a
la
particularité
d’être
une
destination
de
premier
ordre
aussi
bien
sur
le
segment
du
tourisme
d’agrément
que
sur
celui
des
affaires
(salons,
congrès,
etc.).
Le
tourisme
constitue
donc
pour
la
région-capitale
un
formidable
vecteur
d’activité
et
d’emplois
et
participe
activement
à
son
rayonnement
à
l’international.
Ainsi,
plus
de
110
000
entreprises
de
l’hébergement
marchand,
des
transports,
de
la
restauration,
des
loisirs,
du
commerce
(dont
le
commerce
de
passage,
souvent
désigné
par
l’expression
anglaise
« travel
retail »,
cf.
« Encart
1 »),
de
la
culture,
etc.
et
500
000
salariés
sont,
directement
ou
indirectement,
liés
au
tourisme
en
Île-de-France.
Par
ailleurs,
Paris
Île-de-France
est
une
destination
privilégiée
pour
l’accueil
des
grands
événements,
qu’ils
soient
sportifs
(Jeux
olympiques
et
paralympiques,
coupes
du
monde
de
football
et
de
rugby,
tournoi
de
tennis
de
Roland-Garros,
mondiaux
d’athlétisme,
Ryder
Cup
de
golf,
etc.),
culturels
(grandes
expositions,
concerts,
etc.),
d’affaires
ou
diplomatiques
(lancement
de
produits,
salons
et
congrès
internationaux,
sommets
internationaux,
etc.) ;
ces
évènements
attirent
des
visiteurs
français
mais
également
des
clientèles
et
des
décideurs
internationaux.
Ainsi,
en
2024,
Paris
Île-de-France
a
accueilli
48,7
millions
de
touristes,
dont
22,6
millions
d’étrangers ;
la
consommation
touristique
a
atteint
23,4
milliards
d’euros,
dont
14,9
milliards
générés
par
les
clientèles
étrangères.
Des
clientèles
étrangères
aux
niveaux
de
dépenses
variés
Parmi
l’ensemble
des
touristes
étrangers,
certaines
nationalités
se
démarquent
par
le
nombre
de
visiteurs.
Ainsi,
selon
le
bilan
annuel
de
Choose
Paris
Region,
les
dix
premières
clientèles
de
la
destination
en
2024
représentent
13,4
millions
de
visiteurs,
soit
59 %
du
visitorat
international
(cf.
« Graphique
1 »).
Le
premier
contingent
de
la
clientèle
internationale
–
les
Américains
–
représentent
à
lui
seul
12 %
des
touristes
étrangers.
En
2024,
la
consommation
touristique
des
visiteurs
internationaux
(14,9
milliards
d’euros)
a
dépassé
le
niveau
observé
en
2019
(i.e.
avant
la
pandémie
de
Covid-19).
Les
dépenses
moyennes
des
touristes
internationaux
sont
nettement
supérieures
à
celles
des
touristes
français,
avec
une
dépense
particulièrement
élevée
chez
les
clientèles
venant
des
zones
géographiques
les
plus
éloignées ;
par
exemple,
le
montant
moyen
d’un
séjour
s’élève
à
326
€
pour
un
touriste
français
contre
715
€
pour
un
Britannique,
800
€
pour
un
Américain
et
965
€
pour
un
touriste
chinois
(cf.
« Tableau
1 »).
Cette
différence
s’explique
notamment
par
la
durée
de
séjour,
plus
importante,
et
donc
un
poste
hébergement
et
achats
sur
place
particulièrement
élevé.
ENCART
1 :
UN
DÉVELOPPEMENT
IMPORTANT
DU
COMMERCE
DE
PASSAGE
(« TRAVEL
RETAIL »)
DANS
LES
AÉROPORTS
FRANCILIENS
ET
DANS
LES
GARES
PARISIENNES
Le
développement
du
commerce
de
passage
(activités
commerciales
effectuées
dans
des
lieux
destinés
au
transport
de
voyageurs)
dans
les
aéroports
franciliens
s’inscrit
dans
une
stratégie
de
montée
en
gamme
visant
à
capter
les
clientèles
à
fort
pouvoir
d’achat.
Le
groupe
ADP
incarne
cette
transformation
avec
sa
marque
Extime,
qui
combine
hospitalité,
design
d’exception
et
offre
commerciale
premium,
incluant
des
salons
exclusifs
et
des
services
personnalisés
pour
les
membres
du
Club
VIP
Extime.
C’est
un
enjeu
au
sein
d’une
concurrence
internationale
forte.
Ce
modèle
s’inspire
en
effet
de
métropoles
comme
Dubaï,
Singapour,
Amsterdam
et
Londres
où
les
aéroports
sont
devenus
de
véritables
« destinations
shopping ».
A
Amsterdam-Schiphol,
la
modernisation
de
l’espace
de
détente
et
de
consommation
du
terminal
2
a
permis
d’accueillir
en
2023
les
enseignes
Bulgari,
Gucci,
Rolex,
Hermès
et
Louis
Vuitton.
À
Londres,
Heathrow
propose
des
expériences
exclusives
qui
ciblent
une
clientèle
internationale
exigeante ;
ainsi,
la
boutique
Louis
Vuitton
est
dotée
d’un
café
et
l’espace
de
vente
est
spécifiquement
pensé
pour
la
clientèle
aéroportuaire
en
proposant
des
produits
en
exclusivité.
On
retrouve
ces
enjeux
stratégiques
dans
les
grandes
gares
internationales,
comme
à
Saint-Pancras
à
Londres
(gare
terminus
de
l’Eurostar)
ou
encore
à
la
gare
centrale
d’Amsterdam
qui
a
augmenté
la
présence
des
marques
internationales
dans
son
offre.
S’agissant
des
gares
parisiennes,
des
restructurations
d’ampleur
sont
menées
depuis
plusieurs
années
et
en
font
des
endroits
privilégiés
pour
le
shopping ;
c’est
le
cas
des
gares
de
Lyon
(50
cellules
commerciales
–
source :
base
« équipement
commercial »
de
la
CCI
Paris
Île-de-France),
de
Montparnasse
(112),
de
Saint-Lazare
(89),
du
Nord
(57)
et
de
l’Est
(49).
Dans
ces
espaces
rénovés,
l’offre
commerciale
monte
en
gamme :
des
grands
noms
de
la
pâtisserie
française
tels
que
Pierre
Hermé,
Ladurée,
Alain
Ducasse,
Eric
Kayser
y
sont
implantés,
avec
des
espaces
de
vente
qualitatifs,
tout
comme
des
enseignes
cosmétiques
françaises.
En
matière
de
papeterie
et
de
prêt-à-porter,
l’offre
est
également
diversifiée,
sans
compter
l’alimentation
et
la
vente
de
restauration
rapide
qui
génèrent
un
chiffre
d’affaires
significatif.
Il
est
à
noter
que
la
gare
de
Paris-Austerlitz
dont
les
travaux
s’achèveront
en
2027,
accueillera
plus
de
60
commerces.
L’objectif
commun
de
ces
espaces
ne
se
limite
plus
à
l’intermodalité
mais
vise
à
transformer
le
temps
d’attente
en
un
temps
de
plaisir
et
d’achats.
La
concurrence
internationale
entre
ces
différentes
portes
d’entrées
requiert
des
investissements
renouvelés,
tant
dans
l’aménagement
des
cellules
commerciales
(architecture
remarquable)
que
dans
la
diversité
des
marques
présentes
(offres
premium
et
exclusives).
De
la
même
manière,
la
répartition
des
postes
de
dépenses
selon
la
provenance
est
très
variée
et
reflète
des
priorités
différentes
lors
de
leurs
séjours
(cf.
« Tableau
2 »).
Ainsi,
les
touristes
asiatiques
ont
les
dépenses
les
plus
élevées
pour
les
achats
de
biens
durables
alors
que
les
Britanniques
consacreront
un
budget
plus
important
à
l’hébergement.
La
restauration
est
quant
à
elle
un
poste
de
première
importance
pour
les
touristes
en
provenance
du
Moyen-Orient
et
de
Suisse.
Le
budget
alloué
aux
visites
et
aux
loisirs
est,
en
revanche,
plus
élevé
chez
des
clientèles
de
proximité.
Ces
dépenses
s’expliquent
également
par
les
activités
pratiquées
par
les
touristes.
Si
la
visite
de
musées
et
de
monuments
est
plébiscitée
par
toutes
les
clientèles,
les
achats
de
biens
durables
sont
la
seconde
activité
du
séjour
des
Allemands,
des
Américains,
des
Belges,
des
Britanniques,
des
Chinois
ou
encore
des
Néerlandais.
Des
clientèles
à
fort
pouvoir
d’achat,
très
stratégiques
pour
Paris
Île-de-France
Dans
un
contexte
de
vive
concurrence
internationale
et
de
mutation
des
pratiques
touristiques,
les
clientèles
à
haute
contribution
apparaissent
comme
une
priorité
stratégique
pour
Paris
Île-de-France.
Parce
qu’elles
dépensent
plus,
restent
plus
longtemps
et
influencent
les
standards
d’accueil,
ces
clientèles
représentent
bien
plus
qu’un
segment
haut
de
gamme :
elles
incarnent
un
levier
structurant
pour
la
montée
en
qualité
de
l’offre
touristique
de
la
région.
Ainsi,
Choose
Paris
Region
a
mené
en
2025
une
étude
spécifique
sur
ce
public
exigeant,
croisant
analyse
qualitative
et
données
quantitatives
sur
les
marchés
des
États-Unis,
de
la
Chine
et
des
pays
du
Golfe.
Deux
approches
complémentaires
permettent
de
cerner
ces
clientèles.
La
première
approche,
socio-économique,
se
base
sur
le
revenu
des
visiteurs ;
il
s’agit
de
visiteurs
disposant
d’un
revenu
annuel
supérieur
à
100
000
€
et
dépassant
même
les
130
000
€
pour
la
moitié
d’entre
eux.
Cette
méthode
permet
de
distinguer
les
profils
à
fort
pouvoir
d’achat.
La
seconde
approche,
quantitative,
s’appuie
sur
un
seuil
de
dépenses
journalières
en
considérant
un
niveau
minimum
de
217
€
(par
jour
et
par
personne) ;
ce
seuil
correspond
au
quartile
supérieur
des
dépenses
journalières
des
clientèles
internationales
en
Île-de-France.
Ainsi,
en
2024,
plus
de
5,6
millions
de
touristes
internationaux
à
haute
contribution
ont
visité
Paris
Île-de-France,
générant
une
dépense
totale
estimée
à
6,9
milliards
d’euros,
soit
46 %
de
la
consommation
touristique
internationale.
Trois
marchés
émetteurs
se
distinguent
particulièrement :
les
États-Unis,
la
Chine
et
les
Émirats
Arabes
Unis.
Les
États-Unis :
volume,
fidélité
et
satisfaction
Avec
688
000
touristes
à
haute
contribution
(sur
un
total
de
2,7
millions
de
visiteurs
américains
en
Île-de-France
en
2024),
les
États-Unis
constituent
12 %
des
séjours,
15 %
des
nuitées
(soit
2,9
millions)
et
génèrent
16 %
de
la
dépense
totale
(soit
1,1
milliard
d’euros)
de
ce
segment.
Leurs
dépenses
par
séjour
et
par
personne
atteignent
en
moyenne
1
561
€
et
se
répartissent
entre
l’hébergement
(53 %),
le
shopping
(17 %),
la
restauration
(14 %),
les
sorties
culturelles
et
loisirs
(11 %)
et
les
transports
sur
place
(5 %).
Majoritairement
en
couple
ou
en
famille
(77 %
des
configu-rations
de
voyage),
leurs
séjours
sont
essentiellement
motivés
par
les
loisirs
(91 %).
Le
niveau
de
satisfaction
globale
atteint
99 %,
avec
des
évaluations
particulièrement
élevées
pour
les
sorties
et
les
offres
culturelles
(95 %),
l’accueil
dans
les
musées
(93 %),
l’hébergement
(93 %)
et
la
sécurité
(93 %).
Cependant,
la
propreté
des
espaces
(85 %)
et
la
qualité
de
l’air
(83 %)
constituent
des
points
d’attention.
Plus
globalement,
le
principal
enjeu
pour
Paris
Île-de-France
réside
dans
la
perception
du
rapport
qualité-prix,
un
aspect
particulièrement
sensible
aux
yeux
de
cette
clientèle.
La
Chine :
dépenses
maximales,
forte
attente
de
réassurance
Sur
un
total
de
quelque
510
000
touristes,
la
clientèle
chinoise
à
fort
pouvoir
d’achat
se
compose
de
299
000
visiteurs,
soit
5 %
des
touristes
internationaux
à
haute
contribution,
5 %
des
nuitées
(soit
1,0
million)
et
7 %
du
total
des
dépenses
(soit
447
millions
d’euros).
Le
niveau
de
leurs
dépenses
atteint
1
495
€
par
séjour
et
par
personne
et
est
l’un
des
plus
élevés
des
marchés
étudiés.
Cette
somme
se
répartit
entre
l’hébergement
(42 %),
le
shopping
(29 %),
la
restauration
(15 %),
les
sorties
culturelles
et
loisirs
(9 %)
et
les
transports
sur
place
(5 %).
Les
touristes
chinois
à haute
contribution
voyagent
principalement
pour
les
loisirs
(83 %),
majoritairement
entre
amis
(31 %),
en
famille
(30 %)
ou
en
couple
(18 %).
Leur
niveau
de
satisfaction
reste
élevé
(93 %)
mais
plusieurs
fragilités
sont
exprimées ;
parmi
leurs
préoccupations
figurent
la
propreté
(56 %),
l’accessibilité
et
les
transports
(62 %)
ainsi
que
la
sécurité
(65 %).
Par
ailleurs,
cette
clientèle
exprime
un
besoin
fort
de
réassurance
en
matière
de
maîtrise
de
l’anglais,
de
lisibilité
de
la
signalétique,
d’accueil
et
de
service
personnalisé.
Leur
relation
à
la
destination
oscille
entre
une
fascination
pour
les
incontournables
et
la
crainte
d’une
déception
(phénomène
du
« syndrome
de
Paris »).
Les
pays
du
Golfe :
ultra-niche
à
forte
valeur
ajoutée
En
2024,
135
000
touristes
à
forte
contribution
en
provenance
des
pays
du
Golfe,
notamment
des
Emirats
Arabes
Unis
et
d’Arabie
saoudite
(sur
un
total
de
345
000),
ont
visité
la
région
parisienne ;
ils
représentent
6 %
des
touristes
à
haut
pouvoir
d’achat,
9 %
des
nuitées
(soit
700
000)
et
6%
de
la
dépense
totale
(soit
392
millions
d’euros).
Leurs
dépenses
par
séjour
et
par
personne
s’élèvent
à
1
592
€,
soit
la
moyenne
la
plus
élevée
des
trois
clientèles
à
forte
contribution.
L’hébergement
en
constitue
la
plus
grande
part
(55 %),
suivi
du
shopping
(16 %),
de
la
restauration
(15 %),
des
sorties
culturelles
et
loisirs
(8 %)
et
des
transports
sur
place
(6 %).
Le
profil
des
touristes
des
pays
du
Golfe
est
caractérisé
par
une
majorité
de
voyages
en
famille
(58 %)
et
une
forte
appétence
pour
des
expériences
sur
mesure.
Ces
visiteurs
recherchent
un
haut
niveau
de
confort,
des
services
personnalisés
(conciergerie,
accueil
multilingue,
propreté
irréprochable)
et
des
expériences
culturelles
de
qualité.
Très
attentifs
à
la
qualité
des
services,
ils
sont
également
sensibles
à
la
manière
dont
l’offre
touristique
est
racontée
et
mise
en
valeur.
Ils
apprécient
également
la
possibilité
de
rencontrer
d’autres
touristes
ou
des
Franciliens
partageant
des
intérêts
communs.
Des
attentes
globalement
communes
mais
nuancées
Bien
que
ces
trois
clientèles
partagent
un
intérêt
marqué
pour
la
culture
parisienne
(musées,
patrimoine,
gastronomie,
etc.),
leurs
attentes
ne
sont
pas
homogènes.
Toutes
rejettent
l’idée
d’une
destination
cloisonnée
dans
des
« bulles
de
luxe »
et
souhaitent,
au
contraire,
alterner
entre
lieux
prestigieux
et
sites
plus
authentiques.
Elles
recherchent
un
accueil
fluide,
multilingue,
discret
mais
efficace
ainsi
qu’une
expérience
globalement
en
adéquation
avec
le
prix
payé.
Chacun
exprime
cependant
des
nuances :
-
les
touristes
chinois
privilégient
une
prise
en
charge
soignée,
la
sécurité
ou
encore
l’élégance
du
service ; -
les
touristes
américains
recherchent
simplicité,
clarté
dans
l’information
et
liberté
de
mouvement ; -
les
touristes
du
Golfe
souhaitent
une
expérience
immersive,
exclusive
et
émotionnelle
avec
une
forte
personnalisation
du
service.
Symétriquement,
les
irritants
sont
bien
identifiés :
propreté
de
la
ville,
signalétique
confuse,
manque
d’information
claire
et
multilingue,
qualité
inégale
de
la
restauration.
Autant
d’aspects
à
améliorer
pour
transformer
une
satisfaction
« suffisante »
en
véritable
recommandation.
En
revanche,
plusieurs
leviers
apparaissent
comme
des
accélérateurs
de
satisfaction :
qualité
des
musées
et
monuments,
transports
publics
(offre,
fluidité,
etc.),
capacité
à
proposer
des
offres
sur
mesure
et
accessibilité
au
« vrai
Paris »,
notamment.
La
destination
paris
bien
positionnée
dans
la
compétition
mondiale
sur
le
marché
du
tourisme
de
luxe
Paris
Île-de-France
est
une
destination
très
attractive
pour
les
touristes
à
haute
contribution
mais
d’autres
sont
également
bien
positionnées
sur
ce
segment
de
la
clientèle.
Si
des
destinations
telles
que
l’Île
Maurice,
la
Côte
d’Azur
(de
Saint-Tropez
à
Monaco
en
passant
par
Nice
et
Saint-Jean-Cap-Ferrat),
Bora-Bora
ou
encore
certaines
stations
de
ski
huppées
(Aspen
aux
Etats-Unis,
Saint-Moritz
et
Gstaad
en
Suisse,
Courchevel
ou
encore
Megève
en
France,
etc.)
sont
des
lieux
d’exception,
la
concentration
d’hôtels
de
luxe,
de
restaurants
étoilés,
de
spas
et
centres
de
bien-être
et
d’expériences
haut
de
gamme
y
est
moindre
qu’à
Paris
et
dans
les
autres
grandes
métropoles
touristiques
mondiales.
Ainsi,
en
Europe,
même
si
Milan
et
son
« Quadrilatère
de
la
Mode »
(quartier
où
se
concentrent
les
boutiques
des
grands
noms
de
la
mode
italienne
et
internationale)
ou
encore
Zurich
attirent
des
touristes
aisés,
Paris
est
avant
tout
en
concurrence
avec
Londres.
Aux
Etats-Unis,
New
York
et,
à
un
degré
moindre,
Miami
sont
aussi
des
destinations
incontournables
pour
les
clientèles
très
aisées,
tout
comme,
en
Asie,
Tokyo
ou
encore
Shanghai ;
ces
dernières
années,
Dubaï
s’est
aussi
montrée
particulièrement
active
pour
attirer
les
touristes
de
luxe.
L’offre
proposée
par
ces
métropoles
aux
clientèles
touristiques
à
haute
contribution
peut
se
mesurer
au
travers
de
plusieurs
critères
comme
le
nombre
de
grands
magasins,
d’hôtels
cinq
étoiles,
de
restaurants
étoilés
au
Guide
Michelin
ou
encore
d’expériences
de
luxe
disponibles.
Comme
Paris,
Londres
et
New
York
font
partie
des
capitales
du
shopping
mondial ;
les
clientèles
touristiques
aisées
y
trouvent
notamment
des
grands
magasins.
Ainsi,
à
Paris,
les
touristes
constituent
une
large
part
de
la
clientèle
des
Galeries
Lafayette,
du
Printemps
Haussmann,
de
la
Samaritaine
ou
encore
du
Bon
Marché ;
il
en
est
de
même
pour
Harrods
et
Selfridges
situés
respectivement
dans
le
quartier
de
Knightsbridge
et
sur
Oxford
Street
à
Londres
et
pour
Macy’s
Herald
Square,
Saks
Fifth
Avenue,
Bergdorf
Goodman
ou
encore
Bloomingdale’s
à
New
York.
Dans
ces
trois
métropoles,
certaines
artères
ou
quartiers
constituent
également
pour
les
clientèles
aisées
de
véritables
temples
de
la
haute
couture,
de
la
joaillerie,
etc. ;
c’est
le
cas
du
Triangle
d’Or
(délimité
par
l’avenue
Montaigne,
l’avenue
George
V
et
l’avenue
des
Champs-Élysées),
de
la
rue
de
la
Paix
et
de
la
place
Vendôme
ainsi
que
de
la
rue
Saint-Honoré
et
de
la
rue
du
Faubourg
Saint-Honoré
à
Paris,
de
Bond
Street
dans
le
quartier
de
Mayfair
et
Sloane
Street
à
Londres
ou
encore
de
la
cinquième
avenue
et
de
Madison
Avenue
à
New
York.
(cf.
« Graphique
2 »).
L’offre
des
hôtels
haut
de
gamme
s’est
rapidement
développée
ces
dernières
années
à
Paris ;
en
effet,
alors
que
l’offre
globale
a
peu
évolué
dans
la
capitale
depuis
2019
(+
1,8 %
pour
le
nombre
d’hôtels
et
+
5,5 %
pour
le
nombre
de
chambres),
le
nombre
d’hôtels
parisiens
classés
cinq
étoiles
était
de
81
au
1er janvier
2019
(+
37,0 %
depuis
lors)
et
le
nombre
de
chambres
de
ses
établissements
s’élevait
à
7
090
(+
28,6 %).
Ailleurs
dans
le
monde,
selon
un
comptage
établi
par
Condé
Nast
Traveller
à
partir
des
annonces
actives
en
mai
2025
sur
la
plateforme
Booking.com,
sept
autres
destinations
que
Paris
offrent
plus
de
100
hôtels
classés
cinq
étoiles
dans
chaque
ville
(cf.
« Graphique
3 »).
Istanbul,
Shanghai
et
Bangkok
se
distinguent
en
atteignant
le
cap
des
200
hôtels
tandis
que
Londres
(162
hôtels
classés
cinq
étoiles)
surpasse
aussi
assez
nettement
Paris.
De
nombreux
restaurants
étoilés
à
Paris
et
dans
les
métropoles
japonaises
Parallèlement,
en
2024,
Paris
comptait
132
restaurants
étoilés
au
Guide
Michelin
(cf.
« Graphique
4 ») :
106
établissements
une
étoile,
16
deux
étoiles
et
10
trois
étoiles.
Malgré
ce
niveau
élevé,
la
capitale
française
offre
moins
de
restaurants
étoilés
que
Tokyo
(181,
dont
137
établissements
une
étoile,
32
deux
étoiles
et
12
trois
étoiles) ;
globalement,
l’Asie
est
très
bien
représentée
dans
le
classement
des
villes
accueillant
des
restaurants
étoilés
(Kyoto,
Osaka,
Hong
Kong,
Singapour,
etc.).
Quant
aux
villes
de
Londres
et
de
New
York,
elles
comptent
respectivement
80
(61
une
étoile,
13
deux
étoiles
et
6
trois
étoiles)
et
68
(52
une
étoile,
12
deux
étoiles
et
4
trois
étoiles)
établissements
étoilés.
Malgré
son
dynamisme,
Dubaï
compte
bien
moins
d’établissements
référencés
au
Guide
rouge
que
Tokyo,
Paris,
Londres
ou
même
New
York ;
ainsi,
en
2024,
la
métropole
émiratie
accueillait
19
restaurants
étoilés
au
Guide
Michelin
(15
restaurants
une
étoile
et
4
restaurants
deux
étoiles).
Des
origines
de
clientèles
variables
selon
les
métropoles
Si
les
Etats-Unis,
la
Chine
et
les
pays
du
Golfe
constituent
une
part
importante
des
touristes
internationaux
à
forte
contribution
et
les
principales
clientèles
des
d’hôtels
de
luxe,
des
restaurants
étoilés,
etc.
à
Paris
et
en
Île-de-France,
les
marchés
émetteurs
des
clientèles
aisées
ne
sont
pas
les
mêmes
d’une
métropole
touristique
à
une
autre,
en
particulier
à
New
York
et
à
Dubaï.
Ainsi,
en
2024,
sur
un
total
de
64,3
millions
de
touristes
à
New
York,
51,3
millions
étaient
américains
(soit
79,8 %).
Malgré
le
poids
important
du
tourisme
domestique
à
New
York,
les
visiteurs
internationaux
n’en
ont
pas
moins
généré,
l’an
passé,
environ
la
moitié
des
dépenses
touristiques.
Les
principaux
marchés
émetteurs
en
direction
de
« Big
Apple
sont
le
Royaume-Uni
(1,1
million
de
touristes
à
New
York
en
2024)
et
le
Canada
(1,0
million).
New
York
a
également
accueilli
l’an
dernier
plus
de
700
000
Français
et
autant
de
Brésiliens
et
d’Italiens
ainsi
que
609
000
Chinois.
Le
nombre
de
touristes
saoudiens
et
émiratis
apparait
faible
comparativement
aux
volumes
des
marchés
européens
et
du
marché
domestique
mais
le
pouvoir
d’achat
élevé
de
ces
visiteurs
leur
permet
d’avoir
un
poids
économique
conséquent.
En
2024,
Dubaï
a
accueilli
18,7
millions
de
touristes
internationaux,
ce
qui
constitue
un
nouveau
record
annuel
pour
la
destination.
L’Europe
occidentale
est
la
première
provenance
de
ces
touristes,
avec
le
plus
souvent
des
profils
à
fort
pouvoir
d’achat.
Les
Indiens
comptent
également
pour
une
part
importante
des
visiteurs
étrangers ;
même
s’ils
ne
sont
pas
tous
aisés,
les
Indiens
issus
des
classes
moyenne
et
supérieure
sont
très
présents
dans
les
hôtels
de
luxe
dubaïotes.
L’Arabie
saoudite
et
les
autres
pays
du
Golfe
constituent
un
autre
marché
émetteur
conséquent,
notamment
dans
le
segment
du
luxe ;
les
touristes
russes
restent
aussi
une
clientèle
clé
pour
Dubaï
(ils
étaient
440 000
en
2021)
et
sont
très
friands
des
activités
balnéaires
et
des
excursions
dans
le
désert
mais
aussi
des
achats
dans
les
boutiques
haut
de
gamme.
Aurélian
CATANA
(Choose
Paris
Region),
Mickaël
LE
PRIOL
(Crocis
de
la
CCI
Paris
Île-de-France)
Aurélien
NEFF
et
Emmanuel
RODIER
(Département
Tourisme,
Congrès
et
Salons
de
la
CCI
Paris
Île-de-France)
Remerciements :
les
rédacteurs
de
cette
étude
adressent
leurs
plus
vifs
remerciements
à
Céline
DELACROIX,
Secrétaire
Générale
du
Comité
commerce
de
la
CCI
Paris
Île-de-France,
pour
la
rédaction
de
l’encart
sur
le
commerce
de
passage.



