
La
location
courte
durée
reste
dominante
mais
fragile :
seuls
10 %
des
Français
y
resteraient
fidèles
quoi
qu’il
arrive,
même
en
cas
de
hausse
des
prix.
Catella
publie
les
résultats
d’une
étude
YouGov
consacrée
aux
arbitrages
entre
hôtel
et
location
courte
durée.
Si
cette
dernière
s’est
largement
imposée
ces
dernières
années,
son
attractivité
reste
fortement
liée
au
prix.
Entre
hausse
des
prix
hôteliers
(+9 %
en
2024 [1])
et
règlementation
des
locations
courte
durée,
les
équilibres
entre
les
différents
modes
d’hébergement
sont
volatiles.
En
cas
de
hausse
des
prix
des
locations
courte
durée,
34 %
des
Français
et
Françaises
déclarent
qu’ils
se
tourneraient
vers
l’hôtel
et
29 %
qu’ils
arbitreraient
selon
les
situations.
Seuls
10 %
resteraient
fidèles
à
la
location
quel
que
soit
le
niveau
de
prix.
Les
chiffres
clés
-
34 %
des
Français
choisiraient
l’hôtel
en
cas
de
hausse
des
prix
des
locations
courte
durée -
10 %
seulement
des
utilisateurs
de
locations
courte
durée
y
resteraient
fidèles
quoi
qu’il
arrive -
70 %
des
25-34
ans
ont
déjà
renoncé
à
l’hôtel -
46 %
souhaitent
plus
de
réglementation
pour
les
locations
courte
durée -
46 %
ne
voient
aucun
impact
négatif
à
mixer
clientèle
d’affaires
et
de
loisirs
Seuls
10 %
resteraient
fidèles
à
la
location
quoi
qu’il
arrive
La
location
courte
durée
n’est
pas
un
choix
figé.
Près
des
deux
tiers
des
utilisateurs
(63 %)
se
disent
ouverts
à
une
alternative
hôtelière
si
les
prix
augmentent,
notamment
parmi
les
CSP+
(74 %).
Dans
les
territoires
où
la
pression
touristique
est
la
plus
forte,
l’arbitrage
économique
devient
aussi
le
plus
sensible.
Cas
notamment
dans
le
Sud-Est
(71 %)
contre
environ
57 %
dans
le
Nord-Est.
Le
durcissement
réglementaire
engagé
ces
derniers
mois
pourrait
accélérer
cette
évolution.
À
Paris,
l’Atelier
parisien
d’urbanisme
(APUR) [2]
annonce
une
stabilité
des
annonces
de
locations
courte
durée
en
2025,
à
54
000
en
octobre,
après
un
pic
de
79
000
à
l’été
2024.
La
loi
Le
Meur,
en
réduisant
certains
avantages
fiscaux
et
en
renforçant
les
capacités
d’action
des
collectivités,
pourrait
contribuer
à
une
hausse
progressive
des
prix
des
locations
courte
durée.
Un
Français
sur
deux
a
déjà
renoncé
à
l’hôtel
Le
renoncement
à
l’hôtel
est
massif.
Il
concerne
un
Français
sur
deux,
atteint
59 %
en
région
parisienne
et
grimpe
à
70 %
chez
les
25-34
ans.
Le
prix
apparaît
comme
la
première
barrière
(32 %),
particulièrement
chez
les
jeunes
actifs
de
25-34
ans
(43 %).
Cette
dynamique
dépasse
la
seule
question
touristique.
Les
contraintes
qui
pèsent
sur
le
logement,
les
loyers
et
le
pouvoir
d’achat
se
retrouvent
aussi
dans
les
arbitrages
liés
aux
séjours
et
aux
déplacements.
Le
renoncement
à
l’hôtel
traduit
moins
un
désintérêt
pour
ce
modèle
qu’une
difficulté
croissante
d’accès.
Quand
l’hôtel
devient
trop
cher
ou
inaccessible,
une
partie
de
la
demande
se
reporte
vers
les
locations
courte
durée,
sans
emploi
local,
sans
fiscalité
hôtelière,
et
sans
les
obligations
qui
s’imposent
aux
établissements
professionnels.
Derrière
cet
arbitrage,
il
y
a
un
véritable
enjeu
d’équilibre
économique
des
territoires.
La
recomposition
actuelle
du
marché
ouvre
la
voie
à
une
offre
hôtelière
plus
flexible,
modernisée
et
mieux
adaptée
à
une
clientèle
particulièrement
attentive
au
rapport
qualité-prix
analyse
Raphaël
Amouretti,
Président
Catella
Property
46 %
des
Français
souhaitent
un
durcissement
de
la
réglementation
des
locations
courte
durée.
La
loi
Le
Meur
s’inscrit
dans
une
attente
déjà
présente
dans
l’opinion :
près
d’un
sondé
sur
deux
(46 %)
estime
que
la
réglementation
des
locations
courte
durée
devrait
être
renforcée.
Les
écarts
régionaux
sont
marqués :
Sud-Ouest
(50 %),
Sud-Est
(50 %)
et
Nord-Est
(49 %)
se
montrent
les
plus
favorables,
devant
le
Nord-Ouest
(38 %)
où
l’indécision
est
plus
forte
(32 %).
À
Paris,
les
meublés
touristiques
représentent
3,5 %
du
parc
résidentiel
et
ont
généré
585
M€
de
chiffre
d’affaires
hors
circuit
hôtelier
selon
la
Direction
générale
des
entreprises
(DGE) [3].
Un
niveau
qui
illustre
l’impact
économique
croissant
de
ce
segment
dans
certains
territoires.
L’hôtel,
un
usage
opportuniste
plus
qu’un
réflexe
Le
recours
à
l’hôtel
répond
à
des
critères
très
concrets :
pour
des
séjours
courts
(33 %),
en
raison
de
prix
compétitifs
(32 %),
et
pour
les
services
inclus
(28 %).
Les
55
ans
et
plus
privilégient
davantage
les
courts
séjours
(39 %),
tandis
que
les
25-34
ans
accordent
plus
d’importance
au
prix
compétitif
(40 %
contre
27 %
chez
les
55
ans
et
plus)
ou
à
une
offre
de
location
limitée
(24 %
contre
15 %
en
moyenne).
Ces
usages
plus
flexibles
ouvrent
des
perspectives
pour
les
modèles
hybrides
associant
hébergement,
coworking,
séjours
longue
durée
ou
usages
mixtes
loisirs/affaires.
L’hôtel
n’est
plus
seulement
choisi
pour
ses
prestations,
mais
pour
sa
capacité
à
accueillir
des
séjours
de
toutes
natures
–
professionnels,
mixtes,
longue
durée.
Une
cohabitation
loisirs/affaires
largement
acceptée
La
cohabitation
entre
voyageurs
de
loisirs
et
clientèle
d’affaires
dans
les
hôtels
est
globalement
bien
perçue :
46 %
des
Français
et
Françaises
estiment
qu’elle
n’a
aucun
impact
sur
leur
séjour ;
13 %
y
voient
même
un
avantage
en
matière
d’animation
et
de
services.
Cette
proportion
atteint
26 %
chez
les
25-34
ans
et
23 %
en
région
parisienne,
des
publics
également
plus
ouverts
aux
usages
hybrides.
Dans
les
territoires
où
la
pression
immobilière
est
la
plus
forte,
l’acceptabilité
de
ces
modèles
mixtes
apparaît
également
plus
élevée,
un
signal
suivi
de
près
par
les
investisseurs
développant
des
actifs
hôteliers
multifonctionnels.
Méthodologie :
L’enquête
a
été
réalisée
par
YouGov
sur
1007
personnes
représentatives
de
la
population
nationale
française
âgée
de
18
ans
et
plus,
en
termes
d’âge,
de
genre,
de
région
et
de
CSP.
Le
sondage
a
été
effectué
en
ligne,
sur
le
panel
propriétaire
YouGov
France
du
17
au
20 avril
2026.
A
propos
de
Catella
:
Catella
est
un
groupe
financier
européen
autonome,
spécialisé
en
conseils
financiers,
asset
management
et
investissements.
Le
Groupe
emploie
environ
500
salariés
répartis
dans
25
villes
et
12
pays.
La
clé
de
la
réussite
du
Groupe
réside
dans
l’approche
structurée
d’une
banque
d’affaires,
associée
à
une
grande
expérience
du
marché
immobilier
et
à
l’évolution
constante
de
ses
compétences
en
matière
de
transactions.



