
Une
annonce
prématurée
qui
perturbe
le
dialogue
en
cours
Le
SNARR
prend
acte
des
déclarations
de
Madame
Véronique
Louwagie,
ministre
chargée
du
Commerce,
de
l’Artisanat
et
des
PME,
annonçant
la
volonté
de
pérenniser
l’usage
élargi
des
titres-restaurant
pour
l’achat
de
produits
alimentaires
non
directement
consommables
dans
les
supermarchés
à
partir
de
début
2027.
Cette
annonce
intervient
alors
que
les
discussions
avec
les
acteurs
du
secteur
sont
encore
en
cours
depuis
février
2025.
Si
le
SNARR
et
les
autres
acteurs
du
secteur
comprennent
parfaitement
les
enjeux
de
pouvoir
d’achat
qui
préoccupent
les
Français,
il
convient
néanmoins
de
poursuivre
la
concertation
comme
initialement
prévu
avec
l’ensemble
des
parties
prenantes.
Un
secteur
en
difficulté
qui
a
besoin
d’équilibre
Les
chiffres
parlent
d’eux-mêmes :
la
situation
ne
fait
que
s’aggraver
pour
le
secteur
de
la
restauration
rapide
qui
traverse
une
période
difficile,
avec
une
augmentation
des
défaillances
d’entreprises
de
20%
au
3e
trimestre
2024.
La
part
de
marché
de
la
grande
distribution
dans
les
titres-restaurant
est
passée
de
22,4%
en
septembre
2022
à
31,2%
en
mars
2025,
tandis
que
celle
des
restaurateurs
chutait
de
9,2
points
de
pourcentage
sur
la
même
période,
représentant
plus
d’un
milliard
d’euros
de
chiffre
d’affaires
détourné.
Des
taux
de
commission
en
hausse
constante
qui
fragilisent
davantage
le
secteur
Parallèlement
à
cette
crise,
les
restaurateurs
subissent
des
hausses
constantes
des
taux
de
commission
sans
justification,
avec
des
augmentations
sans
précédent.
Ces
hausses
sont
d’autant
plus
injustifiées
qu’elles
concernent
un
moyen
de
paiement
qui
bénéficie
d’un
avantage
concédé
par
l’État.
Le
SNARR
appelle
à
un
rééquilibrage
structurel
des
rapports
de
force
sur
le
marché
avec
une
régulation
adaptée
au
secteur
et
plus
de
transparence
dans
les
tarifs,
conformément
aux
recommandations
de
l’Autorité
de
la
concurrence
en
2023.
Des
solutions
d’équilibre
proposées
Le
SNARR
soutient
des
mesures
d’équilibrage
éprouvées :
-
L’extension
aux
dimanches
et
jours
fériés :
qui
constitue
une
modernisation
cohérente
avec
l’évolution
des
modes
de
travail,
permettant
de
recentrer
15
à
20%
des
titres-restaurant
vers
la
restauration. -
Le
double
plafond :
avec
des
plafonds
journaliers
différenciés
selon
le
type
d’établissement,
permettant
de
préserver
la
vocation
première
des
titres-restaurants
tout
en
évitant
les
dérives
d’usage.
Cette
mesure
a
déjà
été
expérimentée
avec
succès
à
la
sortie
du
Covid
et
maintient
une
flexibilité
pour
les
consommateurs.
Un
appel
au
dialogue
,
Nous
souhaitons
poursuivre
le
travail
de
concertation
engagé
déclare
Romain
Girard,
Président
du
SNARR.
.
Des
solutions
équilibrées
existent
pour
préserver
à
la
fois
le
pouvoir
d’achat
des
Français
et
la
viabilité
de
nos
322
000
emplois
directs.
Il
est
essentiel
d’aborder
l’ensemble
des
sujets
dans
une
démarche
globale
de
modernisation
du
dispositif
Le
SNARR
appelle
à
continuer
les
discussions
pour
trouver
un
équilibre
satisfaisant
pour
tous
les
acteurs,
dans
l’intérêt
des
salariés
comme
des
entreprises
du
secteur.
A
propos
du
SNARR
:
Le
Syndicat
National
de
l’Alimentation
et
de
la
Restauration
Rapide
représente
plus
de
3000
adhérents
répartis
dans
260
enseignes,
dont
98,4%
sont
des
TPE/PME.
Le
secteur
emploie
316
800
personnes
directement
et
génère
un
chiffre
d’affaires
de
12,6
milliards
d’euros.



