Sondage salaires : seuls 5 % des décideurs RH estiment que leurs employés sont totalement payés à leur juste valeur – TendanceHotellerie



Pour
une
juste
rémunération,
67 %
des
décideurs
RH
pensent
qu’il
manque
un
complément
aux
salariés,
et
42 %
l’évaluent
à
au
moins
250
euros
nets
par
mois.



Transparence
salariale :
69 %
des
décideurs
RH
anticipent
des
tensions
dans
leur
entreprise.

À
l’heure

la
transparence
salariale
s’impose
progressivement
comme
un
nouvel
impératif
RH,
les
directions
ont-elles
vraiment
les
données,
les
critères
et
les
outils
nécessaires
pour
objectiver
la
juste
rémunération ?

L’agence
HOW
MUCH
a
mené
l’enquête
auprès
de
1
872
décideurs
RH
(DRH,
responsables
RH,
responsables
rémunération,
dirigeants,
managers
ayant
une
responsabilité
salariale)
afin
de
comprendre
comment
les
entreprises
évaluent
aujourd’hui
la
justice
salariale,
les
écarts
de
rémunération,
le
poids
de
la
reconnaissance
et
les
risques
liés
à
la
transparence.


La
rémunération
juste
n’est
plus
seulement
une
question
de
budget
ou
d’augmentation
annuelle.
C’est
devenu
un
sujet
de
preuves,
de
données
et
de
confiance.
Les
entreprises
veulent
être
plus
équitables,
mais
beaucoup
manquent
encore
d’outils
pour
comparer
objectivement
les
salaires,
expliquer
les
écarts
et
relier
la
rémunération
à
la
contribution
réelle
de
chacun.
Avec
la
montée
de
la
transparence
salariale,
les
organisations
qui
ne
sauront
pas
justifier
leurs
décisions
risquent
de
voir
apparaître
de
la
défiance,
des
tensions
internes
et
un
sentiment
d’injustice
durable.

Sandrine
Dorbes

Conférencière

Experte
en
stratégie
de
rémunération

Créatrice
de
« HOW
MUCH »

Oui,
mais…

La
rémunération
reste
un
sujet
délicat
mais
la
notion
de
juste
valeur
salariale
est
encore
plus
difficile
à
objectiver
pour
les
entreprises.

Seuls
5 %
des
décideurs
RH
et
dirigeants
estiment
que
leurs
salariés
sont
totalement
payés
à
leur
juste
valeur.
Si
26 %
répondent
« plutôt
oui »,
près
d’un
décideur
sur
deux
nuance
son
jugement
en
évoquant
la
charge
de
travail,
le
coût
de
la
vie,
les
écarts
entre
métiers
ou
le
poids
de
la
négociation
individuelle.


Aujourd’hui,
avez-vous
le
sentiment
que
les
salarié(e)s
de
votre
entreprise
sont
payé(e)s
à
leur
juste
valeur ?
Réponses Pourcentages
Oui,
totalement
5 %
Plutôt
oui
26 %
Plutôt
non
8 %
Non,
pas
du
tout
2 %
Oui
sur
le
papier,
mais
pas
toujours
au
regard
de
leur
charge
de
travail
13 %
Oui
sur
le
papier,
mais
pas
toujours
au
regard
du
coût
de
la
vie
14 %
Cela
dépend
fortement
des
métiers
ou
des
services
18 %
Cela
dépend
surtout
du
niveau
de
négociation
de
chaque
salarié(e)
5 %
Nous
manquons
de
données
fiables
pour
l’évaluer
précisément
7 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
2 %

C’est
combien
la
« juste
valeur » ?

Pour
les
décideurs
RH,
le
sentiment
de
juste
rémunération
ne
se
résume
pas
à
une
simple
revalorisation
symbolique.
67 %
considèrent
qu’il
manquerait
un
complément
mensuel
aux
salariés
pour
qu’ils
se
sentent
réellement
payés
à
leur
juste
valeur,
et
42 %
évaluent
cet
écart
à
au
moins
250
euros
nets
par
mois.
Mais
pour
certains,
le
sujet
n’est
pas
uniquement
financier.
En
effet,
11 %
estiment
que
le
problème
relève
d’abord
de
la
reconnaissance.


Selon
vous,
combien
manquerait-il
en
moyenne
chaque
mois
à
vos
salarié(e)s
pour
qu’ils
ou
elles
se
sentent
réellement
payé(e)s
à
leur
juste
valeur ?
Réponses Pourcentages
0
€,
nos
salarié(e)s
sont
déjà
payé(e)s
à
leur
juste
valeur
7 %
Moins
de
100

nets
par
mois
8 %
Entre
100

et
249

nets
par
mois
17 %
Entre
250

et
499

nets
par
mois
24 %
Entre
500

et
999

nets
par
mois
14 %
Entre
1
000

et
1
999

nets
par
mois
3 %
2
000

nets
ou
plus
par
mois
1 %
Ce
n’est
pas
principalement
une
question
d’argent,
mais
de
reconnaissance
11 %
Il
est
impossible
de
répondre,
car
les
situations
sont
trop
différentes
10 %
Je
ne
sais
pas
4 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
1 %

Un
équilibre
entre
chiffres,
transparence
et
reconnaissance

Le
sentiment
de
ne
pas
être
payé
à
sa
juste
valeur
ne
dépend
pas
seulement
du
montant
du
salaire.
Il
naît
aussi
d’un
décalage
entre
la
rémunération
et
la
réalité
du
travail.
Le
coût
de
la
vie
est
cité
comme
le
premier
facteur
par
21 %
des
RH,
juste
devant
la
charge
de
travail
réelle
à
18 %
et
les
responsabilités
accrues
à
17 %.


Selon
vous,
quelle
est
la
principale
raison
pour
laquelle
certain(e)s
salarié(e)s
peuvent
avoir
le
sentiment
de
ne
pas
être
payé(e)s
à
leur
juste
valeur ?
Réponses Pourcentages
Leur
salaire
ne
suit
pas
assez
l’inflation
ni
le
coût
de
la
vie
21 %
Leur
charge
de
travail
réelle
dépasse
ce
qui
est
prévu
dans
leur
poste
18 %
Leurs
responsabilités
ont
augmenté
plus
vite
que
leur
rémunération
17 %
Des
écarts
de
salaire
existent
entre
des
personnes
aux
postes
comparables
12 %
L’entreprise
n’a
pas
toujours
les
moyens
de
rémunérer
au
niveau
souhaité
10 %
Certains
métiers
utiles
à
l’entreprise
restent
historiquement
sous-valorisés
8 %
Les
salarié(e)s
manquent
d’informations
pour
savoir
ce
qu’ils
ou
elles
valent
vraiment
5 %
Les
salarié(e)s
les
plus
à
l’aise
en
négociation
obtiennent
de
meilleurs
salaires
3 %
Le
sujet
vient
surtout
d’un
manque
de
reconnaissance
managériale
2 %
Nous
ne
rencontrons
pas
ce
problème
2 %
Autre
situation
1 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
1 %

Quelles
réactions
face
à
un
sentiment
d’injustice ?

La
transparence
salariale
peut
être
un
test
de
confiance
pour
les
entreprises.
Si
un
salarié
découvrait
qu’un
collègue
au
même
poste
gagne
20 %
de
plus,
seuls
3 %
des
décideurs
RH
pensent
qu’il
trouverait
cet
écart
normal
s’il
est
justifié.

À
l’inverse,
la
majorité
anticipe
une
réaction
plus
tranchée :
demande
d’augmentation
à
28 %,
demande
d’explications
à
19 %,
perte
de
confiance
dans
l’entreprise
à
17 %,
ou
recherche
d’un
autre
emploi
à
15 %.


Si
demain
un(e)
salarié(e)
découvrait
qu’un(e)
collègue
au
même
poste
gagne
20 %
de
plus,
quelle
réaction
vous
semblerait
la
plus
probable ?
Réponses Pourcentages
Il
ou
elle
demanderait
immédiatement
une
augmentation
28 %
Il
ou
elle
demanderait
des
explications,
mais
sans
forcément
agir
19 %
Il
ou
elle
perdrait
confiance
dans
l’entreprise
17 %
Il
ou
elle
chercherait
rapidement
un
autre
emploi
15 %
Il
ou
elle
réduirait
son
niveau
d’engagement
9 %
Cela
créerait
un
risque
social
ou
managérial
important
4 %
Il
ou
elle
trouverait
cela
normal
si
l’écart
est
justifié
par
l’expérience
ou
la
performance
3 %
Il
ou
elle
penserait
surtout
avoir
mal
négocié
son
salaire
1 %
Il
ou
elle
préférerait
ne
pas
connaître
ce
type
d’information
1 %
Cela
ne
changerait
probablement
rien
1 %
Je
ne
sais
pas
1 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
1 %

Oui
les
écarts
entre
rémunération
et
contribution
existent !

La
rémunération
juste
reste
un
défi
d’objectivation
pour
les
entreprises.
En
effet,
75 %
des
décideurs
RH
reconnaissent
l’existence
d’écarts
entre
rémunération
et
contribution
réelle,
ou
la
difficulté
à
les
mesurer
précisément.
Plus
révélateur
encore :
seuls
14 %
estiment
que
leur
politique
salariale
reflète
suffisamment
bien
la
contribution
des
salariés
ou
limite
efficacement
ces
écarts.


Existe-t-il,
selon
vous,
dans
votre
entreprise,
des
écarts
importants
entre
la
rémunération
de
certain(e)s
salarié(e)s
et
leur
contribution
réelle,
au
regard
de
critères
objectifs
comme
les
compétences,
les
responsabilités,
la
performance
ou
les
conditions
de
travail ?
Réponses Pourcentages
Oui,
certains
salarié(e)s
apportent
beaucoup
plus
de
valeur
qu’ils
ou
elles
ne
sont
rémunéré(e)s
10 %
Oui,
certains
salarié(e)s
semblent
sous-rémunéré(e)s
au
regard
de
leur
contribution
réelle
13 %
Oui,
certains
salarié(e)s
semblent
au
contraire
sur-rémunéré(e)s
au
regard
de
leur
contribution
réelle
4 %
Oui,
il
existe
à
la
fois
des
situations
de
sous-rémunération
et
de
sur-rémunération
16 %
Oui,
mais
ces
écarts
sont
difficiles
à
mesurer
objectivement
19 %
Oui,
mais
ces
écarts
s’expliquent
principalement
par
l’ancienneté,
l’historique
des
recrutements
ou
les
négociations
individuelles
13 %
Non,
les
rémunérations
reflètent
globalement
bien
la
contribution
des
salarié(e)s
9 %
Non,
notre
politique
salariale
repose
sur
des
critères
suffisamment
structurés
pour
limiter
ces
écarts
5 %
Je
ne
sais
pas,
car
nous
manquons
de
données
fiables
pour
l’évaluer
9 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
2 %

Une
transparence
salariale
risquée ?

La
transparence
salariale
ne
cesse
de
faire
parler
d’elle.
Beaucoup
de
professionnels
pensent
qu’elle
peut
même
devenir
un
révélateur
des
fragilités
internes.
En
effet,
69 %
des
décideurs
RH
et
dirigeants
anticiperaient
des
tensions
dans
leur
entreprise,
notamment
en
raison
des
comparaisons
entre
salariés,
citées
par
18 %,
du
risque
de
jalousie
ou
de
sentiment
d’injustice,
à
15 %,
de
la
difficulté
à
expliquer
certains
écarts
de
rémunération,
à
11 %,
du
manque
de
préparation
de
certains
managers,
à
9 %,
et
d’une
politique
de
rémunération
pas
encore
assez
structurée,
à
8 %.
Mais
le
sujet
n’est
pas
seulement
conflictuel :
16 %
estiment
qu’une
transparence
bien
accompagnée
pourrait
éviter
les
tensions
ou
renforcer
la
confiance.


La
transparence
salariale
risque-t-elle,
selon
vous,
de
provoquer
des
tensions
au
sein
de
votre
entreprise ?
Réponses Pourcentages
Oui,
très
fortement,
car
certains
écarts
de
rémunération
seraient
difficiles
à
expliquer
11 %
Oui,
car
beaucoup
de
salarié(e)s
pourraient
se
comparer
aux
autres
18 %
Oui,
car
cela
pourrait
créer
de
la
jalousie
ou
un
sentiment
d’injustice
15 %
Oui,
car
certains
managers
ne
seraient
pas
prêts
à
justifier
les
écarts
de
salaire
9 %
Oui,
car
notre
politique
de
rémunération
n’est
pas
encore
assez
structurée
8 %
Oui,
mais
ces
tensions
seraient
nécessaires
pour
rendre
les
salaires
plus
justes
8 %
Non,
si
la
transparence
est
accompagnée
d’explications
claires
et
de
critères
objectifs
11 %
Non,
car
notre
entreprise
est
déjà
capable
de
justifier
ses
écarts
de
rémunération
5 %
Non,
au
contraire,
cela
pourrait
renforcer
la
confiance
des
salarié(e)s
5 %
Nous
ne
savons
pas
encore,
car
le
sujet
n’a
pas
été
suffisamment
anticipé
7 %
Je
ne
sais
pas
2 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
1 %

Une
politique
salariale
rarement
aboutie

Seuls
6 %
des
décideurs
RH
estiment
disposer
d’une
politique
claire,
structurée
et
équitable.
La
plupart
reconnaissent
au
contraire
composer
avec
des
contraintes
fortes :
fidéliser
sans
toujours
pouvoir
suivre
(16 %),
recruter
sans
toujours
motiver
(12 %),
arbitrer
selon
les
budgets
(14 %),
subir
le
marché
(10 %),
corriger
des
écarts
historiques
(9 %)
ou
manquer
d’outils
pour
objectiver
la
juste
rémunération
(15 %).


Quelle
phrase
correspond
le
mieux
à
la
politique
de
rémunération
actuelle
de
votre
entreprise ?
Réponses Pourcentages
Nous
payons
correctement,
mais
pas
toujours
assez
pour
fidéliser
16 %
Nous
voulons
être
plus
justes,
mais
nous
manquons
d’outils
et
de
données
15 %
Nous
payons
selon
les
budgets
disponibles,
plus
que
selon
la
valeur
réelle
des
postes
14 %
Nous
payons
assez
pour
recruter,
mais
pas
toujours
assez
pour
motiver
12 %
Nous
payons
selon
le
marché,
mais
le
marché
lui-même
est
parfois
injuste
10 %
Nous
avons
des
écarts
historiques
que
nous
n’avons
pas
encore
corrigés
9 %
Nous
valorisons
mieux
les
postes
visibles
que
les
postes
essentiels
mais
moins
exposés
8 %
Nous
avons
une
politique
salariale
claire,
structurée
et
équitable
6 %
Nous
craignons
que
plus
de
transparence
salariale
crée
plus
de
problèmes
que
de
solutions
4 %
Nous
pensons
que
la
rémunération
ne
suffit
pas
à
définir
la
reconnaissance
4 %
Je
ne
sais
pas
1 %
Je
préfère
ne
pas
répondre
1 %

Méthodologie

*
Méthodologie :
étude
réalisée
du
3
au
10 juin
2026
auprès
d’un
échantillon
de
1
872
répondants
exerçant
une
fonction
impliquant
une
responsabilité
directe
ou
indirecte
en
matière
de
rémunération :
DRH,
responsables
RH,
responsables
rémunération,
dirigeants
d’entreprise
et
managers
participant
aux
décisions
salariales.

L’enquête
a
été
administrée
en
ligne,
selon
la
méthode
CAWI,
à
partir
du
panel
BuzzPress
France,
composé
de
27
700
panélistes.
Les
répondants
ont
été
préalablement
qualifiés
afin
de
s’assurer
qu’ils
exerçaient
bien
une
fonction
de
décision,
de
recommandation
ou
d’influence
sur
les
sujets
de
rémunération,
de
politique
salariale,
d’augmentation,
de
recrutement
ou
de
management
d’équipe.

L’échantillon
a
été
constitué
selon
la
méthode
des
quotas,
avec
un
contrôle
sur
les
principales
variables
de
structuration
de
la
cible
interrogée :
fonction
exercée,
niveau
de
responsabilité
salariale,
taille
d’entreprise,
secteur
d’activité,
région,
sexe
et
âge.

Les
résultats
ont
été
pondérés
afin
de
renforcer
la
cohérence
de
l’échantillon
avec
la
population
professionnelle
visée.
Les
redressements
ont
été
effectués
à
partir
de
données
administratives
disponibles,
de
données
de
référence
INSEE
et
de
la
structure
observée
du
panel
qualifié
sur
les
critères
suivants :
fonction,
taille
d’entreprise,
secteur
d’activité,
région,
sexe
et
âge.


A
propos
de
Sandrine
Dorbes

Conférencière

Experte
en
stratégie
de
rémunération

Créatrice
de
«
HOW
MUCH
»
:

La
rémunération
n’est
pas
qu’une
question
d’argent.
Ce
n’est
pas
un
slogan,
c’est
une
conviction
qui
guide
chaque
étape
du
parcours
de
Sandrine
Dorbes.
Après
une
carrière
de
responsable
rémunération
dans
un
grand
groupe
bancaire,
elle
fonde
en
2020
HOW
MUCH,
un
cabinet
indépendant
dédié
à
la
construction
de
politiques
salariales
justes,
lisibles
et
cohérentes.
Sa
certitude
:
une
politique
de
rémunération
claire
est
le
socle
d’un
dialogue
social
apaisé
et
d’un
pilotage
RH
durable.
Administratrice
indépendante
certifiée,
elle
explore
les
liens
entre
gouvernance,
stratégie
RH
et
performance
globale

une
performance
qu’elle
conçoit
sur
trois
plans
indissociables
:
économique,
environnemental
et
humain.
Autrice
et
conférencière,
elle
aide
les
dirigeants
à
faire
de
la
rémunération
autre
chose
qu’un
chiffre
:
un
langage
de
reconnaissance
et
de
confiance.
À
travers
ses
ouvrages,
ses
conférences
et
ses
interventions
à
la
School
of
Life
Paris,
elle
interroge
la
place
de
l’argent,
du
travail
et
du
sens
dans
nos
trajectoires
individuelles
et
collectives.
Car
pour
elle,
interroger
le
pourquoi
précède
toujours
le
combien.