
Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
a
alerté
solennellement
le
Gouvernement
sur
les
conséquences
extrêmement
graves
que
représenterait,
pour
les
entreprises
de
l’hôtellerie-restauration,
la
combinaison
de
la
prochaine
revalorisation
du
SMIC
et
du
gel
des
allègements
de
charges
sociales.
Dans
un
courrier
adressé
au
Premier
ministre,
Catherine
Quérard,
Présidente
du
GHR,
dénonce
une
véritable
« double
peine »
pour
un
secteur
composé
très
majoritairement
de
TPE
et
de
PME
dont
le
modèle
économique
repose
essentiellement
sur
l’emploi
et
la
main-d’œuvre.
Le
gouvernement
a
en
effet
décidé
de
rompre
avec
le
principe
selon
lequel
la
formule
des
allègements
de
charges
est
ajustée
en
fonction
de
l’évolution
du
SMIC.
En
retenant
dans
ce
calcul
le
niveau
du
SMIC
fixé
en
janvier
2026,
il
accentue
mécaniquement
l’effet
des
revalorisations
automatiques
du
SMIC
sur
le
coût
du
travail.
Le
GHR
rappelle
que
les
cafés,
hôtels
et
restaurants
consacrent
déjà
en
moyenne
40 %
de
leur
chiffre
d’affaires
à
la
masse
salariale
(source
Fiducial),
alors
même
que
leur
résultat
net
moyen
ne
dépasse
pas
4 %
du
chiffre
d’affaires.
Ils
subissent
depuis
plusieurs
années
de
fortes
augmentations
des
coûts
d’exploitation :
énergie,
matières
premières,
assurances,
loyers,
salaires…
Cette
alerte
intervient
dans
un
contexte
déjà
particulièrement
préoccupant
pour
le
secteur :
-
9
434
défaillances
ont
été
enregistrées
dans
l’hôtellerie-restauration
en
2025
selon
Altares
soit
une
hausse
de
8,5 %
par
rapport
à
2024 ; -
Le
secteur
représente
à
lui
seul
près
de
15 %
des
défaillances
d’entreprises
en
France ; -
Plus
de
2
100
défaillances
ont
déjà
été
recensées
au
premier
trimestre
2026.
Dans
son
courrier
au
Premier
ministre,
le
GHR
précise
que
les
professionnels
du
secteur
ont
pleinement
conscience
des
efforts
budgétaires
que
le
pays
doit
engager
et
qu’ils
y
contribuent
déjà
largement
par
l’emploi,
l’activité
économique
et
les
recettes
fiscales
et
sociales
qu’ils
génèrent.
Il
reconnait
également
la
légitimité
de
la
prochaine
revalorisation
du
SMIC.
En
revanche,
l’organisation
considère
qu’une
hausse
concomitante
des
charges
sociales
entraînerait
des
conséquences
immédiates
sur
l’emploi
et
la
pérennité
de
milliers
d’établissements
partout
en
France.
Le
GHR
demande
en
conséquence
au
Gouvernement
de
revenir
sur
le
gel
des
allègements
de
charges
annoncé.
A
propos
du
GHR
:
Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
est
né
le
1er
janvier
2023
de
la
fusion
de
trois
organisations
professionnelles
représentatives
:
le
GNI,
Groupement
National
des
Indépendants
Hôtellerie
et
Restauration,
le
SNRTC,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Thématique
et
Commerciale
et
le
SNRPO,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Publique
Organisée.
Le
GHR,
présidé
par
Catherine
Quérard,
fédère
à
ce
jour
12
000
établissements
employant
150
000
salariés.



