Le GHR Paris IDF, l’UMIH Paris IDF, le SNEG le collectif Culture Bar-Bars et Culture Nuit demandent à l’Etat d’arrêter de prélever les comptes personnels des restaurateurs – TendanceHotellerie

Des
dizaines
de
témoignages
révélant
des
prélèvements
abusifs
ont
été
collectés.
Il
s’élevent
au
total
à
des
dizaines
de
milliers
d’euros.
Une
adhérente
du
GHR
Paris
IDF
s’est
même
vu
prélever
3
comptes
bancaires
personnels,
dont
un
compte
partagé
avec
son
conjoint,
pour
un
total
de
8000
euros !
Tandis
qu’un
autre
adhérent
s’est
vu
prélever
1500
euros
sans
aucune
explication,
toujours
sur
son
compte
personnel.
Ces
situations
ne
sont
malheureusement
pas
des
exceptions,
nous
en
comptabilisons
plus
d’une
centaine
à
ce
jour.

Si
c’est
bien
la
Ville
de
Paris
qui
adresse
(avec
un
zèle
tout
particulier)
les
contraventions,
c’est
l’Etat
qui
est
responsable
des
prélèvements.
Nous
nous
abstenons
de
toute
accusation
de
malhonnêteté
à
l’encontre
de
l’administration
fiscale,
mais
nous
ne
pouvons
cependant
exclure
une
évidente
incompétence.

Alors
que
les
restaurateurs,
cafetiers,
propriétaires
de
bar,
ont
été
successivement
accablés
par
des
chiffres
d’affaires
en
chute
libre
lors
des
Jeux
Olympiques
et
Paralympiques
de
Paris,
par
des
factures
d’électricité
astronomiques,
par
une
pénurie
de
main
d’œuvre,
par
une
météo
capricieuse…ce
nouveau
dossier
met
définitivement
le
couteau
sous
la
gorge
de
nombreux
professionnels.

Nous
appelons
le
Premier
ministre,
François
Bayrou
que
nous
avons
interpellé
par
courrier
sur
la
situation,
ainsi
que
la
ministre
déléguée
chargée
du
Commerce,
de
l’Artisanat,
des
Petites
et
Moyennes
entreprises
et
de
l’Économie
sociale
et
solidaire
de
la
France,
Véronique
Louwagie,
à
se
saisir
sans
plus
attendre
du
sujet.

Nos
cafés,
hôtels
et
restaurants,
gardiens
séculaires
de
l’art
de
vivre
à
la
française,
font
battre
chaque
jour
le
cœur
de
Paris.
Pour
continuer
à
enchanter
des
millions
de
visiteurs
et
faire
rayonner
notre
culture
à
travers
le
monde,
nous
avons
besoin
de
respirer.
Notre
patrimoine
vivant
mérite
mieux
que
d’être
asphyxié
par
des
pratiques
administratives
aussi
injustes
qu’inefficaces.