Le GHR et l’ANMCT s’opposent au projet de déremboursement des cures thermales : « Des économies qui tuent un secteur et nos territoires » – TendanceHotellerie

Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
et
l’Association
Nationale
des
Maires
de
Communes
Thermales
(ANMCT)
ont
alerté
officiellement
le
gouvernement
et
les
parlementaires
sur
les
conséquences
désastreuses
du
projet
gouvernemental
de
réduction
du
remboursement
des
cures
thermales.

Alors
que
l’objectif
affiché
est
de
réaliser
200
millions
d’euros
d’économies,
cette
mesure
aurait
selon
Philippe
Aoun,
Président
en
charge
de
l’hôtellerie
de
thermalisme
au
GHR,
« un
impact
économique
et
social
bien
plus
lourd,
menaçant
emplois,
entreprises
et
territoires.

Le
thermalisme
représente
25
000
emplois
équivalents
temps
plein
et
génère
4,8
milliards
d’euros
de
valeur
annuelle.


C’est
un
investissement
très
rentable
pour
les
finances
publiques
,
explique
Julien
Dubois,
Président
de
l’ANMCT,

chaque
euro
remboursé
par
la
Sécurité
Sociale
rapporte
20
euros
à
l’économie
locale
et
4
à
5
euros
en
recettes
fiscales.

Réduire
le
remboursement
fragiliserait
des
stations
déjà
en
difficulté,
provoquerait
la
fermeture
d’établissements,
la
disparition
de
commerces
et
de
services
de
proximité
et
l’exclusion
des
curistes
les
plus
modestes.


Il
s’agit
d’une
mauvaise
économie :
les
pertes
fiscales
et
sociales
liées
à
la
baisse
d’activité
seraient
quatre
à
cinq
fois
supérieures
aux
économies
annoncées
,
souligne
Catherine
Quérard,
Présidente
du
GHR.
Les
stations
thermales,
patrimoine
culturel
et
économique,
subissent
déjà
une
baisse
de
fréquentation
depuis
le
COVID
et
ont
besoin
de
stabilité
et
de
visibilité
pour
investir
et
se
développer.

Le
GHR
et
l’ANMCT
appellent
le
Gouvernement
à
maintenir
le
remboursement
actuel
et
à
instaurer
un
cadre
stable
de
long
terme
pour
le
thermalisme,
seule
approche
capable
de
soutenir
le
budget
de
l’État,
l’économie
nationale
et
nos
territoires.


A
propos
du
GHR
:

Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
est

le
1er
janvier
2023
de
la
fusion
de
trois
organisations
professionnelles
représentatives
:
le
GNI,
Groupement
National
des
Indépendants
Hôtellerie
et
Restauration,
le
SNRTC,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Thématique
et
Commerciale
et
le
SNRPO,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Publique
Organisée.
Le
GHR,
présidé
par
Catherine
Quérard,
fédère
à
ce
jour
15
000
établissements
employant
180
000
salariés.