
Le
6 mai,
deux
énormes
annonces
d’acquisition
ont
été
faites
par
DoorDash,
spécialiste
du
e-commerce
aux
Etats
Unis,
ou
plutôt
spécialiste
de
la
mise
en
relation
entre
commerces,
clients
et
livreurs.
Bien
évidemment,
la
restauration
est
un
marché
clé
pour
DoorDash.
La
première
annonce
de
la
journée
a
concerné
celle
de
l’accord
afin
d’acquérir
Deliveroo
pour
2,9
milliards
de
Livres,
soit
environ
3,4
milliards
d’Euros
avec
un
rachat
à
180
pence
par
action.
Belle
sortie
pour
les
fondateurs
et
les
fonds
ayant
investi
dans
Deliveroo.
La
seconde
annonce
de
la
journée
a
concerné
le
rachat
de
SevenRooms
pour
1,2
milliard
de
Dollars
US,
soit
environ
1,05
milliard
d’Euros.
Qui
est
Deliveroo ?
Pas
vraiment
besoin
de
présenter
Deliveroo
qui
est
rentré
dans
les
habitudes
d’achat
des
consommateurs
qui
commandent
sur
la
plateforme
et
se
font
livrer.
Ses
principaux
concurrents
sont
Uber
Eats
et
Just
Eat
TakeAway
qui
a
été
racheté
en
février
pur
4,1
milliards
d’Euros
par
le
fonds
Prosus,
filiale
européenne
du
groupe
sud
africain
Naspers.
Deliveroo
est
présent
dans
9
pays.
Grâce
à
cette
acquisition,
DoorDash
devrait
mécaniquement
atteindre
50
millions
d’utilisateurs
mensuels
dans
40
pays.
Le
volume
d’affaires
cumulé
de
DoorDash
et
Deliveroo
atteignait
90
milliards
de
Dollars
US
en
2024,
soit
environ
79,5
Mds
€.
Qui
est
SevenRooms ?
SevenRooms
est
une
plateforme
marketing
et
CRM
pour
l’hôtellerie-restauration
et
qui
s’est
spécialisée
dans
la
restauration
avec
le
temps.
SevenRooms
est
utilisé
par
une
multitude
de
chaînes
hôtelières
afin
de
gérer
leur
F&B :
Marriott
International,
MGM
Resorts
International,
Mandarin
Oriental
Hotel
Group,
Wynn
Resorts,
Jumeirah
Group,
Hard
Rock
Hotels
&
Resorts,
Atlantis
Resorts,
Dorchester
Collection,
Rosewood
Hotel
Group,
Wolfgang
Puck,
Michael
Mina,
Union
Square
Hospitality
Group,
Australian
Venue
Co.,
Merivale,
Harrods,
Fortnum
&
Mason,
JKS
Restaurants,
The
Madera
Group,
NoHo
Hospitality,
Nobu
Restaurants,
Black
Sheep
Restaurant
Group,
The
Wolseley
Hospitality
Group,
Dishoom,
Groot
Hospitality,
et
Live
Nation.
Pourquoi
SevenRooms ?
Le
but
annoncé
par
DoorDash
est
de
permettre
aux
commerçants
et
restaurateurs
présents
sur
sa
plateforme
de
bénéficier
d’outils
de
marketing
et
de
distribution
puissants.
Vu
du
côté
investisseur,
c’est
pour
augmenter
le
revenu
de
DoorDash
par
commerce,
mais
aussi
pour
assoir
une
forme
de
« fidélité »
pour
utiliser
un
mot
gentil,
la
dépendance
étant
sans
aucun
doute
possible
le
bon
mot.
Que
va-t-il
advenir
des
clients
de
SevenRooms
comme
Marriott
et
qui
n’ont
aucune
envie
de
donner
un
pourcentage
de
leur
chiffre
d’affaires
F&B
à
une
plateforme
de
distribution ?
Seul
l’avenir
nous
le
dira.
Gros
sous
versus
petites
mains
En
prenant
2
microns
de
recul,
on
se
rend
compte
que
les
millions
de
gouttes
de
sueur
des
livreurs
au
statut
hyper
précaire
et
payés
au
lance
pierre
sont
très
chèrement
valorisées,
sauf
que
ces
livreurs
n’en
verront
jamais
la
couleur.
Pourrait-on
faire
autrement ?
La
livraison
locale
de
repas,
de
biens,
de
livres,
de
services,
de
covoiturage,
etc.
est
par
définition
une
économie
locale
qui
n’a
strictement
aucune
raison
d’être
gérée
depuis
Londres,
San
Francisco
ou
Hong
Kong.
Ce
qui
se
vend
localement
à
Lyon
devrait
n’enrichir
que
des
lyonnais
et
ainsi
de
suite
à
Paris,
Rome,
Barcelone,
New
York,
etc,
au
lieu
d’enrichir
grassement
des
multinationales
qui
n’ont
pour
seule
et
unique
ambition
que
de
retrouver
en
situation
de
monopole.
Divers
types
de
technologies
existantes
sont
parfaitement
adaptées
dans
leur
ADN
à
gérer
cela,
que
l’on
parle
de
peer-to-peer
ou
de
blockchain.
Peut-être
faut-il
créer
de
nouveaux
types
de
technologie,
ou
pas.
La
tectonique
des
plaques
commerciales
initiée
par
le
Roi
Trump
a
au
moins
un
effet,
elle
fait
prendre
conscience
à
de
nombreux
consommateurs
du
monde
entier
qu’ils
ont
un
rôle
à
jouer
dans
l’économie,
par
exemple
en
achetant
à
côté
de
chez
soi,
un
motif
qui
colle
parfaitement
aux
problématiques
de
réchauffement
climatique.
Conclusion
Avec
ces
concentrations
récentes
sur
le
marché
de
la
commande
et
de
la
livraison
de
repas,
un
point
de
basculement
a
été
atteint,
basculement
du
raisonnement
à
minima.
Comme
toujours,
le
petit
resto
moyen
qui
vend
la
même
chose
que
les
autres
n’a
pas
vraiment
de
perspectives
de
progression
hors
de
ces
plateformes
dont
il
devient
petit
à
petit
un
simple
sous-traitant,
par
définition
éjectable.
A
contrario,
le
petit
resto
qui
propose
de
l’exceptionnel
et
continue
à
livrer
lui
même
ses
produits
à
prix
inférieur
à
celui
qu’il
propose
sur
ces
plateformes,
un
peu
dans
l’esprit
de
la
disparité
tarifaire
en
hôtellerie,
a
de
l’avenir.
Avec
ces
plateformes,
c’est
le
nivellement
par
le
bas
puisque
le
mauvais
peut
parfaitement
acheter
un
bon
positionnement.
Côté
avis,
la
fiabilité
en
est
discutable
puisque
qu’on
ne
sait
pas
ce
que
représentent
le
nombre
de
clients
ayant
déposé
un
avis
versus
le
nombre
total
de
clients :
1%,
10%
ou
50% ?
Si
2
tiers
des
clients
ont
déposé
un
avis
dont
la
moyenne
est
4,5
sur
5,
on
peut
se
dire
que
c’est
bon.
Si
5%
des
clients
ont
déposé
un
avis
dont
la
moyenne
est
de
4,9
sur
5,
fuyez !
Quant
aux
faux
avis,
les
techniques
existent…
Vous
êtes
entrepreneur
et
souhaitez
changer
le
monde
en
partageant
la
croissance
et
la
richesse
avec
vos
clients
et
votre
communauté ?
Vous
avez
une
autoroute
devant
vous…



