Etude Loire-Atlantique développement – tourisme : L’habitouriste est-il un touriste comme les autres ? – TendanceHotellerie



Peut-on
être
touriste
chez
soi ?
De
plus
en
plus
d’habitants
de
Loire-Atlantique
en
font
la
démonstration.
Leur
nom :
les
habitouristes

ces
Ligériens
qui
partent
à
la
découverte
de
leur
propre
département,
pour
une
nuit
au
moins,
le
temps
d’un
week-end,
d’un
concert,
d’une
virée
à
vélo
ou
d’un
séjour
sur
la
côte.

Une
nouvelle
étude [1]
portée
par
Loire-Atlantique
développement
pour
le
compte
du
Département
de
Loire-Atlantique
révèle
comment,
par
leur
exploration
singulière
du
territoire,
ces
voyageurs
“de
l’intérieur”
contribuent
au
soutien
de
l’économie
locale
et
incarnent
un
modèle
plus
responsable.

Qui
sont-ils  ?

La
plupart
des
habitouristes
viennent
de
catégories
sociales
favorisées,
tandis
que
les
ménages
plus
modestes
voyagent
peu
dans
leur
département
(1
nuitée
sur
10).
Les
seniors
sont
particulièrement
nombreux
à
organiser
des
séjours
proches
de
chez
eux,
les
retraités
profitant
souvent
de
la
basse
saison
et
de
leur
temps
libre
pour
découvrir
la
région.

Littoral,
ville,
campagne :

séjournent
les
habitouristes  ?

Comme
les
touristes
venus
de
loin,
les
habitouristes
sont
attirés
par
les
grands
sites
touristiques.
Près
de
65 %
choisissent
le
littoral
ou
Nantes
et
sa
métropole
pour
leurs
séjours.

Les
ménages
les
plus
aisés
diversifient
leurs
destinations,
explorant
le
vignoble,
la
vallée
de
l’Erdre
ou
le
lac
de
Grand-Lieu.
A
l’inverse,
les
foyers
modestes
se
concentrent
davantage
sur
la
métropole,
le
littoral
nord
et
les
campagnes
du
nord
du
département.

  • Le
    littoral,
    la
    grande
    évasion
    toute
    proche

    La
    côte
    reste
    la
    star
    des
    courts
    séjours.
    En
    2024,
    la
    communauté
    d’agglomération
    de
    Pornic
    a
    enregistré
    1,34
    million
    de
    nuitées
    d’habitants
    ligériens,
    soit
    un
    quart
    des
    nuitées
    françaises
    sur
    ce
    territoire.
    Cap
    Atlantique
    (La
    Baule,
    presqu’île
    guérandaise)
    en
    a
    compté
    1,91
    million,
    représentant
    21 %
    des
    nuitées
    françaises
    de
    la
    zone.
    Ensemble,
    ces
    deux
    destinations
    concentrent
    près
    d’un
    quart
    des
    séjours
    ligériens.

  • Nantes
    et
    sa
    métropole,
    un
    refuge
    urbain
    hors-saison

    Avec
    près
    de
    4
    millions
    de
    nuitées
    en
    2024
    (soit
    presque
    30%
    des
    nuitées
    locales),
    la
    métropole
    nantaise
    attire
    les
    visiteurs
    toute
    l’année.
    Patrimoine,
    musées,
    spectacles,
    shopping,
    vie
    urbaine
    animée :
    la
    ville
    séduit
    particulièrement
    en
    hiver
    et
    à
    l’automne,
    contrairement
    à
    la
    saisonnalité
    estivale
    du
    littoral.

  • La
    campagne,
    des
    séjours
    au
    vert
    et
    en
    famille

    Les
    territoires
    ruraux
    attirent
    également
    un
    nombre
    important
    d’habitouristes,
    représentant
    près
    de
    35 %
    des
    séjours.
    Du
    Pays
    de
    Redon
    au
    Pays
    d’Ancenis,
    ces
    territoires
    séduisent
    par
    leur
    calme,
    leurs
    paysages
    et
    les
    activités
    de
    plein
    air.
    La
    présence
    de
    pistes
    cyclables,
    la
    facilité
    d’accès
    depuis
    Nantes
    et
    une
    offre
    moins
    onéreuse
    semblent
    influencer
    fortement
    les
    choix
    de
    destination.

Un
tourisme
des
quatre
saisons

Les
habitouristes
voyagent
tout
au
long
de
l’année :
20 %
des
séjours
ont
lieu
en
hiver,
28 %
au
printemps,
28 %
en
été
et
24 %
à
l’automne.
Cette
répartition
équilibrée
contribue
à
la
désaisonnalisation
de
l’activité
touristique
et
participe
au
soutien
de
l’économie
locale,
en
particulier
sur
le
littoral
et
dans
les
campagnes.
Les
retraités
privilégient
juin
et
septembre,
tandis
que
les
familles
optent
pour
les
week-ends
prolongés
et
les
vacances
scolaires.

Des
séjours
courts
et
des
déplacements
de
proximité

En
Loire-Atlantique,
les
séjours
des
habitouristes
durent
en
moyenne
2,8
nuits,
contre
3
nuits
pour
les
visiteurs
extérieurs.
Les
classes
populaires
partent
moins
souvent
mais
plus
longtemps
(3,3
nuits),
tandis
que
les
seniors
aisés
privilégient
des
séjours
plus
courts
mais
plus
fréquents
(2,6
nuits).

Des
déplacements
guidés
par
la
destination
et
la
saison

Même
proches
de
chez
eux,
les
habitouristes
recherchent
une
expérience
de
voyage
complète
et
restent
fidèles
à
leur
lieu
de
séjour  :
plus
de
75 %
de
leurs
excursions
se
déroulent
dans
la
même
intercommunalité
que
leur
hébergement.

La
mobilité
varie
selon
les
lieux :
les
villes
retiennent
davantage
leurs
visiteurs
grâce
à
la
richesse
de
leur
offre
et
les
stations
balnéaires
encouragent
la
sédentarité
estivale.
Les
destinations
plus
rurales,
quant
à
elles,
incitent
davantage
à
explorer
les
environs.

En
été,
le
farniente
domine
sur
la
côte,
tandis
qu’en
arrière-saison,
les
balades
nature
et
les
sorties
culturelles
reprennent
le
dessus.

L’habitouriste,
un
touriste
pas
tout
à
fait
comme
les
autres

Entre
attachement
local
et
recherche
de
dépaysement,
les
habitants
de
Loire-Atlantique
adoptent
des
comportements
hybrides.
Comme
tous
les
touristes,
ils
cherchent
à
s’évader
et
à
vivre
des
expériences
nouvelles,
mais
sans
quitter
leur
territoire…
En
multipliant
les
courts
séjours
et
les
escapades
de
proximité,
les
pratiques
des
habitouristes
sont
propices
au
développement
des
mobilités
douces
et
à
la
dynamisation
des
territoires.

Ce
tourisme
“de
l’intérieur”
participe
au
soutien
de
l’économie
locale

hébergeurs,
restaurateurs,
acteurs
culturels

tout
en
contribuant
à
une
meilleure
répartition
des
flux
touristiques
et
à
la
valorisation
d’espaces
moins
fréquentés
par
les
touristes
extérieurs,
révélant
ainsi
tout
le
potentiel
des
territoires
au-delà
des
sentiers
battus.

Zoom
sur
l’été
2025

la
Loire-Atlantique
en
3
tempos

💠
Littoral

Destination
phare
du
département,
la
côte
attire
tous
les
vacanciers :
touristes
venus
d’ailleurs
et
ligériens.
Toutes
les
classes
sociales
s’y
croisent,
même
si
les
catégories
aisées
y
sont
plus
nombreuses.

💠
Campagne
du
nord

1
touriste
sur
2
est
un
habitant
du
département.
Hausse
de
la
fréquentation
touristique
portée
notamment
par
les
habitouristes.
Les
séjours
y
sont
plus
abordables
et
les
activités
de
plein
air
plus
accessibles.

💠
Métropole

Nantes
et
ses
communes
voisines
attirent
à
la
fois
un
tiers
de
visiteurs
locaux
et
des
touristes
venus
de
l’extérieur.
La
ville
séduit
tous
les
profils,
mais
particulièrement
les
catégories
aisées,
qui
profitent
pleinement
de
l’offre
culturelle
et
gastronomique.

Retrouvez
l’étude
complète
sur
les
habitouristes



A
propos
de
Loire-Atlantique
développement

tourisme
:

La
direction
Tourisme
durable
de
Loire-Atlantique
développement
contribue
à
la
mise
en
œuvre
de
la
politique
touristique
du
Département
de
Loire-Atlantique
dans
le
cadre
d’une
convention
et
d’une
délégation
de
service
public.
Elle
travaille
au
développement
territorial
et
à
la
promotion
touristique
de
la
Loire-Atlantique
auprès
des
touristes
et
des
habitants
de
Loire-Atlantique.
Elle
accompagne
les
professionnels,
les
porteurs
de
projets
pour
un
développement
touristique
équilibré
et
durable
des
territoires
du
département.
Elle
conseille
les
collectivités
dans
leurs
projets
de
mise
en
tourisme
ou
de
requalification
de
lieux
et
contribue
ainsi,
en
lien
avec
les
autres
expertises
de
l’Agence,
à
la
co-construction
de
projets
locaux
viables,
désirables
et
responsables