Doublement de la TVA pour la restauration populaire : ni les restaurateurs, ni les clients n’ont les moyens de supporter une telle mesure – TendanceHotellerie

Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR),
la
Fédération
des
Entreprises
de
la
Boulangerie
(FEB),
le
Groupement
National
des
Chaînes
Hotellières
(GNC),
le
Syndicat
National
de
l’Alimentation
et
de
la
Restauration
Rapide
(SNARR)
et
les
Traiteurs
de
France
s’opposent
fermement
à
l’amendement
déposé
au
projet
de
loi
de
finances
2026
visant
à
réserver
le
taux
réduit
de
TVA
de
5,5 %
aux
seuls
établissements
titulaires
du
titre
de
Maître
Restaurateur,
et
à
soumettre
tous
les
autres
restaurants
au
taux
de
20 %.

Cette
mesure
est
totalement
déconnectée
des
réalités
sociales,
économiques
et
financières
de
notre
pays.

Ni
les
restaurants,
ni
leurs
clients
n’ont
les
moyens
de
supporter
une
hausse
de
la
TVA
dans
la
restauration.

La
restauration
du
quotidien,
secteur
stratégique
pour
notre
économie
et
nos
territoires,
avec
plus
de
180
000
établissements
et
1
120
000
d’emplois,
traverse
déjà
une
crise
majeure.
Les
charges
augmentent
fortement
(énergie
+30 %,
matières
premières
+24 %,
minimas
sociaux
+25 %),
la
rentabilité
s’est
effondrée
de
5,9
à
2,7 %
en
2
ans
(Xerfi)
et
les
défaillances
d’entreprises
battent
des
records :
9
000
restaurants
fermés
au
cours
des
12
derniers
mois
(Altares)

Un
doublement
de
la
TVA
aurait
des
conséquences
dramatiques
et
serait
un
choc
sans
précédents
pour
le
pouvoir
d’achat
des
classes
moyennes
et
populaires.

Il
entrainerait
une
augmentation
immédiate
des
prix
de
près
de
10 %
rendant
difficile
l’accès
au
restaurant
pour
une
très
large
part
de
nos
concitoyens.

Le
pouvoir
d’achat
des
Français
est
déjà
fragilisé :
61 %
fréquentent
moins
les
restaurants
et
92 %
constatent
une
baisse
de
leur
pouvoir
d’achat
(Gira
Conseil).

Une
hausse
brutale
de
la
TVA
pénaliserait
directement
les
travailleurs
français
qui
n’ont
pas
d’autre
choix
que
de
déjeuner
en
dehors
de
leur
domicile,
ce
qui
rendrait
inaccessibles
les
restaurants
du
quotidien.
Une
telle
mesure
priverait
également
les
familles
modestes
pour
lesquelles
un
repas
pris
à
l’extérieur
est
un
réel
moment
de
convivialité.

Un
doublement
du
taux
de
la
TVA
dans
la
restauration
populaire
conduirait
ainsi
à
une
baisse
du
chiffre
d’affaires
de
7,5
Md€,
à
une
perte
nette
supérieure
à
3
Md
et
menacerait
entre
15
000
et
40
000
restaurants
et
42
000
emplois
(Xerfi).

La
filière
et
ses
fournisseurs,
notamment
les
agriculteurs
français,
seraient
également
touchés,
avec
une
perte
estimée
à
2,5
Md€.

Pour
les
organisations
de
la
restauration
populaire
et
du
quotidien
réunies,
cet
amendement
parlementaire
donnerait
de
l’air
à
1 %
des
restaurateurs
et
asphyxierait
les
99 %
restants
ainsi
que
leurs
clients.

Soutenir
la
qualité
de
la
restauration
ne
peut
se
faire
ni
au
prix
de
la
mise
en
danger
de
la
très
grande
majorité
des
établissements
et
de
leurs
salariés,
ni
au
mépris
de
leurs
clients.

Il
est
impératif
de
préserver
le
pouvoir
d’achat
des
Français,
l’ensemble
de
la
filière
et
l’emploi
dans
nos
territoires.
Cette
hausse
de
taxe
proposée
pénaliserait
l’un
et
l’autre.