
Booking.com
publie
la
cinquième
édition
de
son
Baromètre
européen
de
l’hébergement
touristique,
qui
présente
les
perspectives,
opportunités
et
défis
du
secteur,
sur
la
base
des
témoignages
de
1
160
dirigeants
d’établissements
touristiques
à
travers
l’Europe.
Le
rapport
de
cette
année,
élaboré
en
partenariat
avec
Statista,
dresse
un
tableau
optimiste
à
l’approche
de
la
haute
saison
touristique
2025,
même
si
les
hébergements
indépendants
et
alternatifs
continuent
de
rencontrer
davantage
de
difficultés
dans
des
domaines
clés
tels
que
le
recrutement
de
profils
spécialisés,
le
développement
des
compétences
du
personnel
et
l’adoption
des
technologies
numériques.
Un
sentiment
positif
et
des
investissements
stables
dans
l’ensemble
du
secteur
Malgré
les
incertitudes
géopolitiques
et
macroéconomiques,
la
moitié
des
exploitants
d’établissements
hôteliers
français
(50 %)
affichent
des
perspectives
positives
pour
la
saison
à
venir
–
un
niveau
supérieur
à
celui
de
l’année
dernière
(47 %)
et
plus
de
deux
fois
plus
élevé
que
les
23 %
enregistrés
en
2022.
Au
niveau
européen,
ce
sont
près
des
deux
tiers
des
exploitants
d’établissements
hôteliers
(63 %)
qui
affichent
des
perspectives
positives
pour
la
saison
à
venir.
Le
niveau
de
confiance
varie
ainsi
selon
les
régions :
l’Europe
du
Sud
(Croatie,
Grèce,
Italie,
Espagne,
Portugal)
se
montre
particulièrement
optimiste,
l’Europe
centrale
(Autriche,
France,
Allemagne,
Pologne)
reste
plus
prudente,
tandis
que
l’Europe
du
Nord
(pays
nordiques,
Irlande)
se
situe
entre
les
deux.
Dans
la
continuité
de
la
tendance
observée
dans
le
Baromètre
de
l’année
dernière,
cet
optimisme
économique
se
traduit
par
le
fait
que
près
de
la
moitié
des
hôteliers
français
(49 %)
–
et
62 %
au
niveau
européen
–
prévoient
de
maintenir
un
niveau
d’investissement
stable
dans
les
mois
à
venir.
Toutefois,
les
chaînes
hôtelières
adoptent
des
stratégies
d’investissement
plus
dynamiques,
tandis
que
les
établissements
de
petite
ou
moyenne
taille,
ainsi
que
ceux
de
catégorie
inférieure,
optent
pour
des
plans
plus
prudents.
Les
défis
liés
au
recrutement
de
profils
spécialisés
et
au
développement
des
compétences
persistent
Avec
une
période
d’activité
intense
à
venir
en
été,
les
besoins
en
recrutement
sont
au
centre
des
préoccupations.
En
moyenne,
les
hôtels
européens
prévoient
d’embaucher
3,59
employés
au
cours
des
12
prochains
mois.
Ce
chiffre
varie
significativement
entre
les
hôtels
indépendants
et
les
chaînes
hôtelières :
les
hôtels
indépendants
prévoient
d’embaucher
2,72
employés,
contre
5,85
pour
les
chaînes
hôtelières.
Selon
l’étude,
si
les
répondants
estiment
que
les
postes
saisonniers
peu
qualifiés
sont
relativement
plus
faciles
à
pourvoir,
il
en
va
autrement
pour
les
postes
qualifiés
et
à
fortes
responsabilités
(par
exemple,
direction
générale,
ventes,
marketing).
En
France,
les
longs
trajets
(50 %)
et
le
manque
de
perspectives
d’évolution
de
carrière
(48 %)
ont
été
identifiés
comme
les
principaux
obstacles
au
recrutement.
À
l’échelle
européenne,
ce
sont
plutôt
les
attentes
salariales
élevées
(56 %)
et
les
difficultés
liées
à
l’équilibre
entre
vie
professionnelle
et
vie
personnelle
(52 %)
qui
figurent
parmi
les
principaux
freins.
41 %
des
répondants
français
ont
également
cité
le
manque
de
compétences
ou
d’expérience
nécessaires
comme
un
obstacle
majeur
au
recrutement.
Prendre
le
risque
d’embaucher
des
candidats
sous-qualifiés
ou
moins
expérimentés
est
tout
aussi
peu
attrayant
en
raison
des
coûts
élevés
liés
aux
formations
et
aux
actions
de
montée
en
compétences
–
un
défi
qui
concerne
tous
les
établissements,
quelle
que
soit
leur
taille,
et
qui
s’accompagne
souvent
d’un
manque
de
capacité
managériale
pour
les
encadrer.
À
travers
l’Europe,
le
déficit
de
compétences
affecte
particulièrement
les
petits
établissements
indépendants,
qui
ne
bénéficient
pas
des
mêmes
ressources
de
formation
que
les
hôtels
appartenant
à
des
chaînes.
En
effet,
17 %
de
ces
établissements
indépendants
ne
proposent
aucune
formation,
contre
seulement
2 %
des
hôtels
de
chaîne.
Par
ailleurs,
si
les
chaînes
ont
davantage
recours
à
des
prestataires
de
formation
externes
(49 %)
et
proposent
plus
fréquemment
des
formations
en
ligne
(42 %),
la
situation
est
bien
différente
pour
les
établissements
indépendants,
respectivement
à
29 %
et
24 %.
Adoption
des
technologies
numériques
et
de
l’intelligence
artificielle :
un
fossé
numérique
grandissant
De
nombreux
hôteliers
français
reconnaissent
les
bénéfices
potentiels
de
l’intelligence
artificielle
pour
leur
activité,
notamment
dans
les
domaines
du
marketing
(52 %),
du
service
client
(49 %)
et
de
la
gestion
des
revenus
(39 %).
Toutefois,
des
obstacles
persistent
à
son
adoption :
plus
de
la
moitié
des
hôteliers
français
citent
les
coûts
élevés
de
mise
en
œuvre
(56 %)
et
la
complexité
d’intégration
(53 %)
comme
principaux
freins.
En
lien
avec
le
déficit
de
compétences
dans
l’ensemble
du
secteur,
notamment
pour
les
postes
managériaux,
51 %
des
hôteliers
français
évoquent
un
manque
d’expertise
technique
au
sein
de
leurs
équipes
comme
un
frein
à
l’adoption
des
technologies
numériques
et
de
l’intelligence
artificielle.
Pour
les
établissements
de
plus
petite
taille,
ces
difficultés
peuvent
largement
surpasser
les
bénéfices,
compte
tenu
des
défis
liés
à
la
montée
en
compétences
et
du
manque
d’accès
aux
ressources
de
formation.
Ce
constat
met
en
lumière
un
fossé
numérique
croissant,
exposant
les
petits
établissements
au
risque
de
ne
pas
bénéficier
des
outils
nécessaires
pour
rester
compétitifs
et
assurer
leur
succès
futur.
,
Nous
sommes
heureux
de
constater
que
la
cinquième
édition
du
Baromètre
européen
de
l’hébergement
touristique
révèle
une
telle
confiance
à
l’approche
de
la
haute
saison,
tout
en
étant
conscients
des
défis
auxquels
le
secteur
est
confronté
déclare
Carlo
Olejniczak,
vice-président
et
directeur
général
EMEA
de
Booking.com.
.
Grâce
à
cette
étude,
nous
souhaitons
réaffirmer
notre
engagement
à
rester
attentifs
aux
priorités
des
établissements
européens,
à
valoriser
leurs
points
de
vue
et
à
encourager
une
collaboration
renforcée
au
sein
du
secteur
Méthodologie
L’enquête
a
été
réalisée
par
Statista
entre
le
24 février
et
le
22 avril
2025,
par
le
biais
d’entretiens
téléphoniques.
Au
total,
1
160
cadres
et
responsables
du
secteur
européen
de
l’hébergement
touristique
ont
participé,
avec
80
répondants
interrogés
dans
chacun
des
pays
et
régions
suivants :
Autriche,
Croatie,
France,
Allemagne,
Grèce,
Irlande,
Italie,
Pays-Bas,
pays
nordiques
(Suède,
Danemark,
Norvège
et
Finlande),
Pologne,
Portugal
et
Espagne.
Par
ailleurs,
200
répondants
provenant
du
reste
de
l’Europe
ont
été
inclus,
couvrant
la
Roumanie,
la
Belgique,
la
Tchéquie,
la
Hongrie,
la
Bulgarie,
la
Slovénie
et
la
Slovaquie.
Pour
le
rapport
spécifique
au
Royaume-Uni,
un
échantillon
de
200
établissements
britanniques
a
été
interrogé
pendant
la
période
d’enquête.
À
des
fins
de
comparaison,
les
données
de
2024
proviennent
du
Baromètre
européen
de
l’hébergement
touristique
2024,
réalisé
entre
le
6 février
et
le
22 mars
2024,
avec
un
échantillon
de
920
répondants.
Les
données
de
2023
sont
issues
du
Baromètre
européen
de
l’hébergement
été
2023,
mené
du
28 mars
au
15 mai
2023,
également
avec
920
répondants.
Enfin,
les
données
de
2022
proviennent
du
Baromètre
européen
de
l’hébergement
2022,
réalisé
entre
le
15 août
et
le
21 octobre
2022,
avec
un
échantillon
de
1
000
répondants.



