
Avec
plus
de
130 millions
de
réservations
analysées
chaque
année
dans
20
destinations
majeures,
le
rapport
Hotel
Booking
Trends
de
SiteMinder
offre
une
vue
panoramique
sur
la
façon
dont
les
voyageurs
réservent
leurs
séjours.
Les
données
de
l’année
2025
montrent
que
le
paysage
des
réservations
hôtelières
se
transforme
et
que
la
France
suit,
dans
l’ensemble,
les
grandes
tendances
mondiales,
tout
en
exprimant
quelques
spécificités.
1.
L’impact
de
la
demande
asiatique
sur
le
paysage
des
canaux
de
distribution
En
2025,
la
croissance
de
la
demande
en
provenance
d’Asie
s’est
traduite
par
la
montée
d’acteurs
comme
Agoda
ou
Trip.com
dans
les
classements
des
canaux
de
distribution
les
plus
rémunérateurs.
Agoda
progresse
dans
40 %
des
marchés
étudiés,
tandis
que
Trip.com
gagne
du
terrain
dans
20 %
des
listes
et
fait
son
entrée
dans
le
top
12
en
Allemagne,
en
Espagne
et
aux
États‑Unis.
En
France,
Booking.com,
Expedia
et
les
réservations
directes
restent
les
contributeurs
majeurs
aux
revenus
des
hôtels,
mais
Trip.com
progresse
pour
atteindre
la
7ᵉ
place
du
classement,
portée
par
une
meilleure
connectivité
aérienne
entre
la
France
et
la
Chine.
Pour
les
hôteliers
français :
Ne
pas
considérer
l’Asie
comme
un
bonus,
mais
comme
un
axe
structurant
de
diversification :
-
S’assurer
que
sa
stratégie
de
distribution
inclue
les
plateformes
pertinentes
sur
ces
marchés
(OTAs
&
B2B). -
Adapter
contenus,
packages
et
moyens
de
paiement
aux
attentes
des
clientèles
asiatiques.
2.
Direct,
OTAs,
GDS :
où
se
crée
vraiment
la
valeur ?
Les
données
de
Hotel
Booking
Trends
confirment
que
le
direct
reste
le
canal
le
plus
rémunérateur,
avec
un
revenu
par
réservation
65 %
supérieur
à
celui
des
OTAs.
Les
GDS
enregistrent
quant
à
eux
la
plus
forte
progression
du
panier
moyen
(+6,6 %),
ce
qui
illustre
le
retour
du
voyage
d’affaires
et
des
segments
corporate
à
plus
forte
valeur.
En
France,
les
GDS
réintègrent
le
Top 5,
reflétant
cette
tendance,
tandis
que
la
part
des
voyageurs
français
dans
les
réservations
hôtelières
progresse,
stimulant
la
part
de
réservations
directes.
Pour
les
hôteliers
français :
-
Direct :
s’assurer
que
le
site
et
le
moteur
de
réservation
sont
optimisés
pour
convertir
une
demande
prête
à
dépenser
plus
(contenus,
paiement,
mobile,
avis,
upsell). -
GDS :
clarifier
sa
stratégie
corporate
(packages,
programme
de
fidélité,
cohérence
tarifaire
vs
OTAs
et
direct). -
Mix
global :
limiter
la
dépendance
à
un
seul
type
de
canal
en
répartissant
visibilité,
volume
et
valeur.
3.
Des
voyageurs
prêts
à
payer
plus
En
2025,
les
prix
par
nuit
ont
augmenté
dans
70%
des
marchés.
Cette
hausse
traduit
en
partie
une
montée
en
gamme :
près
de
six
voyageurs
sur
dix
optent
désormais
pour
des
chambres
supérieures
ou
luxe.
Les
clients
restent
attentifs
au
budget,
mais
acceptent
de
payer
davantage
pour
des
expériences
perçues
comme
plus
qualitatives
et
mémorables.
En
France,
le
prix
moyen
par
chambre
a
progressé
de
199,54 €
à
207,22 €
entre
2024
et
2025,
soit
+3,9 %.
Juin
était
la
période
la
plus
chère
de
l’année
2025,
avec
un
ADR
de
245,27 €
(+15,9 %
vs
2024),
tandis
que
le
mois
d’août,
très
fréquenté
par
les
touristes
nationaux,
était
au
contraire
plus
abordable,
avec
un
prix
moyen
en
recul
de
216,31 €
à
202,84 €,
proche
des
prix
d’avril
ou
octobre.
Pour
les
hôteliers
français :
-
Assumer
un
positionnement
premium
sur
le
début
de
l’été,
avec
des
tarifs
adaptés
au
niveau
de
demande. -
Repenser
août
comme
un
mois
de
“valeur”,
en
construisant
des
offres
(famille,
séjours
plus
longs,
surclassements)
qui
mettent
en
avant
le
rapport
qualité‑prix
auquel
sont
sensibles
les
voyageurs
français.
4.
Une
saisonnalité
qui
se
lisse
globalement,
mais
pas
en
France
Dans
65 %
des
marchés
étudiés,
le
mois
le
plus
chargé
représente
une
part
moins
importante
des
arrivées
annuelles
et
l’écart
entre
le
mois
le
plus
calme
et
le
plus
fort
se
réduit,
signe
d’une
saisonnalité
plus
lisse.
La
fenêtre
de
réservation
moyenne
dépasse
32 jours
et
le
taux
d’annulation
recule
à
19,15 %
au
niveau
mondial,
signe
que
les
voyageurs
réservent
plus
tôt
et
s’engagent
davantage.
En
France,
le
poids
de
la
période
estivale
se
renforce
par
rapport
à
2024,
avec
quelques
changements :
Juillet
passe
devant
août
et
devient
le
mois
le
plus
chargé
de
2025,
Juin
et
septembre
gagnent
du
terrain,
tandis
que
Mars
et
Janvier
ont
vu
leur
part
reculer.
La
fenêtre
de
réservation
s’allonge
légèrement,
de
27,64
à
28,10
jours,
ce
qui
en
fait
toujours
la
plus
courte
d’Europe,
et
le
taux
d’annulation
baisse
à
19,51 %.
La
France
reste
donc
plus
dépendante
de
l’été
que
ses
voisins,
mais
dans
un
environnement
de
réservation
un
peu
plus
stable.
Pour
les
hôteliers
français :
-
Capitaliser
sur
juin
et
septembre
avec
des
offres
dédiées
(séjours
plus
longs,
expériences
incluses,
tarifs
attractifs
en
semaine). -
Activer
la
clientèle
domestique
sur
les
périodes
creuses,
via
campagnes
ciblées,
partenariats
locaux
et
offres
basse-saison.
Passer
de
la
tendance
à
l’action
La
France
évolue
dans
le
même
sens
que
le
reste
du
monde
sur
plusieurs
points :
montée
de
la
demande
asiatique,
rôle
clé
des
réservations
directes
et
des
GDS
dans
le
revenu
global,
et
hausse
des
prix.
Pour
les
hôteliers
qui
souhaitent
se
situer
par
rapport
à
ces
tendances
en
matière
de
prix,
de
mix
de
canaux,
de
calendrier
ou
de
profil
de
clientèle,
le
rapport
Hotel
Booking
Trends
fournit
un
cadre
de
comparaison
précieux
pour
orienter
leurs
décisions.



