
Pour
la
première
fois
depuis
2
000
ans,
les
visiteurs
peuvent
emprunter
l’ancienne
artère
principale
de
Jérusalem
qui
conduisait
autrefois
des
millions
de
pèlerins
vers
le
mont
du
Temple.
Un
chapitre
historique
s’est
ouvert
à
Jérusalem
avec
l’ouverture
au
public
de
l’intégralité
de
la
route
des
Pèlerins,
située
dans
la
Cité
de
David.
Cet
axe
monumental
datant
de
la
période
du
Second
Temple
reliait
le
bassin
de
Siloé
aux
hauteurs
sacrées
du
mont
du
Temple.
Il
s’agit
de
l’une
des
découvertes
archéologiques
les
plus
remarquables
de
la
Terre
sainte.
Datant
de
l’époque
du
Second
Temple,
cette
voie
constituait
un
corridor
essentiel
reliant
le
bassin
de
Siloé
au
complexe
du
mont
du
Temple.
Les
équipes
de
fouilles
ont
mis
au
jour
de
nombreux
témoignages
de
la
vie
quotidienne :
pièces
de
monnaie,
poids
de
marchands
et
table
de
mesure
en
pierre,
attestant
d’une
intense
activité
commerciale.
La
rue
apparaît
comme
un
ancien
bazar
animé,
véritable
« rue
du
marché »
originelle
de
Jérusalem,
bordée
d’échoppes
et
d’étals
accompagnant
les
pèlerins
vers
leur
destination
spirituelle.
Sous
le
pavement
de
pierre,
les
chercheurs
ont
découvert
un
vaste
canal
souterrain,
initialement
destiné
à
la
gestion
des
eaux,
qui
fut
utilisé
comme
refuge
lors
du
déclenchement
de
la
Grande
Révolte.
Ce
passage
souterrain
a
livré
des
vestiges
saisissants :
vaisselle
domestique,
lampes
à
huile
en
terre
cuite,
des
centaines
de
pièces
antiques,
ainsi
qu’une
épée
de
soldat
romain,
apportant
un
éclairage
saisissant
sur
la
période
troublée
qui
précéda
la
destruction
romaine
de
Jérusalem.
Les
recherches
actuelles
remettent
en
cause
les
hypothèses
antérieures
concernant
les
habitants
de
ce
quartier.
Loin
d’abriter
des
familles
modestes,
comme
cela
avait
été
supposé,
les
nouvelles
découvertes
confirment
que
ce
secteur
accueillait
l’élite
fortunée
de
Jérusalem.
Plus
surprenant
encore,
des
études
récentes
désignent
Ponce
Pilate,
le
gouverneur
romain,
comme
l’initiateur
probable
de
ce
projet
de
construction,
bouleversant
l’attribution
traditionnelle
au
roi
Hérode.
Image
d’illustration
:
Crédit
photo
:
Koby
Harati,
archives
de
la
Cité
de
David



