Restauration rapide : un secteur de 300 000 emplois directs au bord de l’asphyxie fiscale – Le SNARR dévoile une étude en partenariat avec Xerfi – TendanceHotellerie



Le
SNARR
dévoile
une
étude
en
partenariat
avec
Xerfi
qui
révèle
l’impact
dévastateur
des
réformes
fiscales
sur
une
filière
pourtant
dynamique
et
résiliente.

Le
Syndicat
National
de
l’Alimentation
et
de
la
Restauration
Rapide
(SNARR)
dévoile
aujourd’hui
les
conclusions
d’une
étude
approfondie
réalisée
par
Xerfi,
qui
dresse
un
bilan
alarmant
de
l’impact
cumulé
des
récentes
réformes
fiscales
et
sociales
sur
un
secteur
pourtant
vital
pour
l’économie
française.
Malgré
une
augmentation
du
chiffre
d’affaires
depuis
2017,
la
conjonction
de
nouvelles
contraintes
menace
désormais
la
stabilité
financière
et
l’emploi
dans
un
univers
déjà
extrêmement
fragilisé.

Un
secteur
économique
majeur
sous
haute
tension

Avec
plus
de
50
milliards
d’euros
de
chiffre
d’affaires
et
292
000
emplois
soutenus
dans
l’ensemble
de
l’économie,
le
secteur
de
la
restauration
rapide
constitue
un
maillon
essentiel
du
tissu
économique
français.
Les
établissements
génèrent
directement
30
milliards
d’euros
de
chiffre
d’affaires
et
emploient
226
500
salariés
en
équivalent
temps
plein.
Cette
contribution
majeure
est
cependant
aujourd’hui
fortement
fragilisée
par
une
conjonction
de
chocs
économiques,
réglementaires
et
fiscaux
sans
précédent.

La
sortie
de
crise
sanitaire
n’a
pas
permis
un
retour
à
l’équilibre.

Entre
2021
et
2023,
les
charges
d’exploitation
ont
bondi
de
30%,
sous
l’effet
de
l’explosion
des
coûts
des
matières
premières,
de
l’énergie
et
des
loyers.
Cette
inflation
des
coûts
a
entraîné
une
forte
contraction
des
marges :
le
résultat
net
du
secteur
a
été
divisé
par
deux
en
cinq
ans,
passant
de
5,8%
en
2017
à
2,9%
en
2023.
Aujourd’hui,
une
entreprise
sur
trois
affiche
déjà
une
rentabilité
négative.

Un
choc
fiscal
et
social
dévastateur
en
perspective

Dans
ce
contexte
déjà
tendu,
le
secteur
fait
désormais
face
à
une
nouvelle
série
de
réformes
fiscales
et
sociales
susceptibles
d’aggraver
encore
davantage
sa
fragilité
économique.
Les
effets
de
quatre
mesures
qui
concentrent
l’essentiel
des
risques
à
court
terme
ont
été
estimés.

L’augmentation
envisagée
du
taux
de
TVA,
dans
une
fourchette
allant
de
12,5%
à
20%
selon
les
scénarios
de
projection,
constitue
la
menace
la
plus
lourde.
Dans
l’hypothèse
la
plus
défavorable
d’une
hausse
à
20%
avec
répercussion
intégrale
sur
les
prix
finaux,
cette
mesure
entraînerait
une
perte
de
chiffre
d’affaires
de
1,8
milliard
d’euros,
une
contraction
de
2,4
points
de
rentabilité
et
la
mise
en
péril
de
11
000
emplois
équivalent
temps
plein,
dont
9
700
en
direct
et
1
300
chez
les
fournisseurs.
Les
pertes
nettes
pour
le
secteur
atteindraient
740
millions
d’euros.

La
réduction
progressive
des
allègements
de
charges
sociales,
introduite
par
la
loi
de
financement
de
la
sécurité
sociale
2025,
pèsera
à
hauteur
de
354
millions
d’euros
d’ici
2026,
réduisant
la
rentabilité
de
1,2
point
supplémentaire
et
menaçant
3
900
emplois
directs.

Le
doublement
de
la
taxe
sur
les
boissons
sucrées
en
2025
et
son
élargissement
aux
boissons
édulcorées
en
2026
se
traduiraient
par
une
hausse
de
14%
du
prix
des
boissons,
une
perte
de
chiffre
d’affaires
de
480
millions
d’euros
d’ici
2026,
une
réduction
de
0,5
point
de
rentabilité
et
le
risque
de
suppression
de
2
000
emplois
équivalent
temps
plein.

L’usage
croissant
des
titres-restaurant
en
grande
distribution
représente
également
un
manque
à
gagner
considérable.
Le
maintien
d’un
usage
pour
le
tout
alimentaire
aura
comme
conséquence
une
perte
cumulée
de
300
millions
d’euros
pour
la
restauration
rapide
d’ici
2026.
Sur
la
période
2020-2022,
le
manque
à
gagner
global
pour
la
restauration
est
estimé
à
820
millions
d’euros,
dont
450
millions
pour
la
restauration
rapide.

Un
risque
systémique
inédit

L’impact
cumulé
de
ces
mesures
est
majeur.
La
combinaison
de
ces
facteurs
amplifie
la
fragilité
déjà
perceptible :
Xerfi
évalue
que
26
000
établissements
supplémentaires
basculeraient
en
résultat
net
négatif
si
ces
mesures
s’appliquaient
pleinement,
s’ajoutant
au
tiers
d’entreprises
déjà
en
difficulté
en
2023.
Ainsi,
plus
de
la
moitié
du
tissu
entrepreneurial
du
secteur
pourrait
se
retrouver
en
situation
critique,
avec
des
pertes
nettes
cumulées
de
1,26
milliard
d’euros.
Cette
situation
menace
l’investissement,
la
création
d’emplois
et
la
compétitivité
du
secteur,
exposant
la
restauration
rapide
à
un
risque
systémique
inédit.

Romain
GIRARD,
Président
du
SNARR,
déclare :

Cette
étude
révèle
un
risque
systémique
majeur
pour
l’emploi
en
France.
La
restauration
rapide,
qui
fait
vivre
près
de
300
000
familles
et
dynamise
nos
villes,
ne
peut
supporter
un
tel
cumul
de
contraintes
fiscales
sans
accompagnement.
Nous
demandons
aux
pouvoirs
publics
de
préserver
la
stabilité
des
dispositifs
existants
dans
l’intérêt
du
pouvoir
d’achat
des
Français,
de
nos
emplois
et
de
nos
territoires.


A
propos
de
XXX
:

Le
Syndicat
National
de
l’Alimentation
et
de
la
Restauration
Rapide
(SNARR)
est
l’institution
représentative
de
la
Restauration
Rapide
en
France.
Depuis
plus
de
40
ans,
il
représente
et
défend
les
entreprises
du
secteur,
des
petites
entreprises
indépendantes
aux
grandes
enseignes
de
restauration.
La
diversité
et
la
complémentarité
de
ses
adhérents,
dont
98,4%
de
TPE/PME,
font
du
SNARR
un
véritable
relais
de
la
profession.
Le
secteur
emploie
plus
de
322
000
salariés
au
sein
de
50
000
établissements
de
restauration
et
génère
environ
30
milliards
d’euros
de
chiffre
d’affaires
HT
annuels.