
Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
a
écrit
ce
jour
au
Premier
Ministre
afin
demander
le
retrait
d’un
film
réalisé
dans
le
cadre
d’une
campagne
nationale
de
lutte
contre
la
drogue,
mettant
en
scène
un
cuisinier
consommant
de
la
cocaïne
pendant
son
service.
Une
représentation
injuste
et
préjudiciable
pour
toute
une
profession,
selon
le
GHR.
Depuis
la
diffusion
du
film
accompagné
du
message
« Avec
la
cocaïne,
le
service
finit
plus
vite
que
prévu »,
de
nombreux
chefs,
restaurateurs
et
salariés
ont
fait
part
au
GHR
de
leur
colère
et
de
leur
incompréhension.
Pour
le
GHR,
le
problème
n’est
évidemment
pas
le
message
de
prévention
porté
par
la
campagne.
La
progression
de
la
consommation
de
cocaïne
constitue
un
enjeu
majeur
de
santé
publique
et
de
société
qui
doit
mobiliser
chacun.
En
revanche,
choisir
comme
support
d’une
campagne
officielle
de
l’État
un
cuisinier
consommant
de
la
cocaïne
dans
une
cuisine
professionnelle
contribue
à
associer
directement
un
métier
et
tout
un
secteur
à
la
consommation
de
drogues.
L’indignation
des
professionnels
est
encore
renforcée
par
la
dernière
scène
du
film.
Le
cuisinier
y
essuie
avec
son
torchon
une
tache
de
sang
ayant
coulé
de
son
nez
sur
une
assiette,
avant
de
s’apprêter
à
la
servir
à
un
client.
Ce
geste,
effectué
au
mépris
des
règles
élémentaires
d’hygiène
en
cuisine,
ajoute
à
la
représentation
d’un
cuisinier
consommateur
de
cocaïne
celle
d’un
professionnel
négligent,
susceptible
de
compromettre
la
sécurité
sanitaire
de
ses
clients.
Pour
le
GHR,
cette
accumulation
de
clichés
est
particulièrement
préjudiciable
à
l’image
des
cuisiniers
et,
plus
largement,
de
l’ensemble
des
professionnels
de
la
restauration.
,
Nos
professionnels
se
battent
chaque
jour
pour
transmettre
leurs
métiers,
recruter
des
jeunes,
former
des
apprentis,
améliorer
les
conditions
de
travail
et
restaurer
l’attractivité
d’un
secteur
qui
rencontre
d’importantes
difficultés
de
recrutement.
Voir
aujourd’hui
une
campagne
officielle
de
l’État
utiliser
l’image
d’un
cuisinier
consommant
de
la
cocaïne
comme
support
d’un
message
de
prévention
ne
peut
que
fragiliser
ces
efforts
et
alimenter
des
clichés
dont
notre
profession
ne
veut
pas
écrit
Catherine
Quérard,
Présidente
du
GHR,
dans
son
courrier
au
Premier
ministre.
La
branche
HCR
agit
déjà
contre
les
addictions
Les
entreprises
de
l’hôtellerie-restauration
ne
découvrent
pas
aujourd’hui
la
question
des
conduites
addictives.
Dans
le
cadre
du
dispositif
paritaire
HCR
Bien-Être,
la
branche
HCR
a
notamment
mis
en
place
un
accompagnement
consacré
à
leur
prévention.
Les
employeurs
peuvent
bénéficier,
de
façon
confidentielle
et
sans
surcoût,
d’une
consultation
avec
un
addictologue
spécialisé
dans
l’accompagnement
des
entreprises
et
disposer
de
ressources
pour
prévenir
les
risques
et
faire
face
aux
situations
rencontrées.
Le
GHR
relaie
ces
dispositifs
auprès
de
ses
adhérents
et
travaille
également
avec
la
MILDECA
sur
les
questions
de
prévention.
Retirer
le
spot.
Le
GHR
ne
demande
donc
ni
l’arrêt
ni
la
remise
en
cause
de
la
campagne
gouvernementale.
Il
demande
précisément
le
retrait
du
film
mettant
en
scène
le
cuisinier
dans
son
environnement
professionnel.
A
propos
du
GHR
:
Le
Groupement
des
Hôtelleries
&
Restaurations
de
France
(GHR)
est
né
le
1er
janvier
2023
de
la
fusion
de
trois
organisations
professionnelles
représentatives
:
le
GNI,
Groupement
National
des
Indépendants
Hôtellerie
et
Restauration,
le
SNRTC,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Thématique
et
Commerciale
et
le
SNRPO,
Syndicat
National
de
la
Restauration
Publique
Organisée.
Le
GHR,
présidé
par
Catherine
Quérard,
fédère
à
ce
jour
12
000
établissements
employant
150
000
salariés.



