
Le
personnel
des
étages
de
l’Hôtel
Maison
Albar
–
L’Imperator,
à
Nîmes,
poursuit
ce
jeudi
24 septembre
son
septième
jour
consécutif
de
grève.
Les
salariées
font
évoluer
leur
mobilisation
avec
quatre
débrayages
successifs,
tandis
que
la
CGT
saisit
à
nouveau
l’inspection
du
travail
au
sujet
de
l’intervention
de
salariés
du
siège
Centaurus
dans
les
chambres.
Septième
jour :
des
revendications
inchangées
Depuis
le
vendredi
18 septembre,
dans
la
continuité
d’un
premier
mouvement
le
26 juillet,
les
femmes
de
chambre,
équipières
et
gouvernantes
d’étage
demandent
une
revalorisation
salariale,
des
effectifs
adaptés,
du
matériel
professionnel
approprié
et
une
amélioration
durable
de
leurs
conditions
de
travail.
La
première
réunion
de
négociation
du
mercredi
23 septembre,
ouverte
à
9h30,
a
pris
fin
après
environ
quinze
minutes
à
la
suite
du
refus
de
la
revendication
initiale
de
revalorisation
de
0,87
€
brut
par
heure.
Depuis
cet
échange,
la
CGT
indique
n’avoir
reçu
aucune
nouvelle
proposition
de
la
direction.
Quatre
débrayages
successifs,
avec
reprise
effective
des
postes
Ce
jeudi,
les
salariées
ont
changé
les
modalités
de
leur
action :
au
lieu
d’une
interruption
continue,
elles
ont
organisé
quatre
débrayages
distincts
dans
la
journée,
entrecoupés
de
reprises
effectives
du
travail.
Concrètement,
les
femmes
de
chambre
commencent
leurs
missions
habituelles,
cessent
collectivement
le
travail
pour
un
premier
débrayage,
puis
reprennent
la
préparation
et
l’entretien
des
chambres.
Cette
alternance
entre
interruption
collective
et
reprise
du
poste
est
répétée
au
fil
de
quatre
débrayages.
La
journée
représente
trois
heures
de
grève
par
salariée
concernée,
réparties
sur
quatre
débrayages.
Les
autres
créneaux
correspondent
au
travail
effectif
ou
aux
pauses
prévues.
Les
plannings
distinguent
les
périodes
de
grève
des
périodes
travaillées.
Cette
organisation
permet
de
poursuivre
la
mobilisation
tout
en
limitant
le
nombre
d’heures
de
salaire
perdues.
Quatre
débrayages,
quatre
reprises
de
poste :
les
modalités
évoluent,
les
revendications
demeurent.
Salariés
du
siège
Centaurus :
nouvelle
saisine
de
l’Inspection
du
travail
La
CGT
a
procédé
à
une
nouvelle
saisine
de
l’inspection
du
travail
concernant
l’intervention,
au
sein
de
l’hôtel,
d’au
moins
quatre
salariés
habituellement
affectés
à
des
fonctions
administratives
et
de
bureau
au
siège
parisien
du
groupe
Centaurus.
Selon
les
constatations
des
représentants
du
personnel,
ces
salariés
ont
été
affectés
à
l’entretien
des
chambres,
missions
normalement
assurées
par
des
femmes
de
chambre
actuellement
en
grève.
Leur
intervention
se
poursuit
dans
le
contexte
du
mouvement
social.
Le
CSE
de
L’Imperator
indique
n’avoir
reçu
aucune
information
sur
les
modalités
de
leur
venue,
leur
nombre
exact,
la
durée
de
leur
affectation
ou
l’existence
éventuelle
de
conventions
entre
les
sociétés
concernées.
Aucune
consultation
préalable
du
CSE
n’a
été
organisée
à
ce
sujet.
Le
cadre
juridique
à
clarifier :
article
L.8241-2
du
Code
du
travail
L’appartenance
de
plusieurs
sociétés
à
un
même
groupe
ne
les
dispense
pas
automatiquement
des
règles
encadrant
la
mise
à
disposition
de
personnel.
L’article
L.8241-2
du
Code
du
travail
encadre
les
opérations
de
prêt
de
main-d’œuvre
à
but
non
lucratif
entre
entreprises :
il
prévoit
notamment
l’accord
du
salarié,
une
convention
entre
les
entreprises
et
un
avenant
à
son
contrat
de
travail
précisant
les
missions
confiées,
les
horaires
et
le
lieu
d’exécution.
Dans
le
cadre
d’une
telle
opération,
le
même
article
prévoit
l’information
et
la
consultation
préalables
du
CSE
de
l’entreprise
utilisatrice
avant
l’accueil
des
salariés
mis
à
disposition.
La
CGT
demande
à
l’inspection
du
travail
de
déterminer
la
qualification
juridique
des
interventions
constatées,
de
vérifier
les
formalités
applicables
et
d’examiner
leur
finalité
pendant
le
conflit
collectif.
La
démarche
vise
les
décisions
d’organisation
de
l’employeur
et
non
les
salariés
du
siège
individuellement.
Elle
complète
les
précédents
signalements
concernant
des
contrats
d’extra
et
des
personnes
en
formation
initialement
affectées
à
d’autres
services.
La
grève
se
poursuit
pour
une
durée
indéterminée
Au
terme
de
cette
septième
journée,
la
CGT
indique
qu’aucune
nouvelle
proposition
de
la
direction
ne
permet,
à
ce
stade,
de
faire
évoluer
le
conflit.
Les
demandes
restent
centrées
sur
les
rémunérations,
la
charge
de
travail,
les
effectifs,
la
prévention
des
risques,
les
équipements
et
la
reconnaissance
des
métiers
des
étages.
Les
représentants
du
personnel
demeurent
disponibles
pour
une
reprise
des
négociations
sur
la
base
de
propositions
concrètes.
Dans
l’attente,
la
grève
se
poursuit
pour
une
durée
indéterminée
et
ses
modalités
pourront
évoluer
d’une
journée
à
l’autre.
Complément
d’information
par
TH
Contacté
par
téléphone,
le
Délégué
Syndical
CGT
de
l’Hôtel
Maison
Albar
–
L’Imperator,
Nîmes
a
déclaré
que
cette
grève
concerne
uniquement
le
service
Housekeeping
et
que
100%
des
effectifs
HK
étaient
en
grève,
soit
environ
une
douzaine
de
personnes.
Il
attend
également
les
rapports
des
autorités
et
organismes
compétents,
notamment
l’inspection
du
travail,
sur
les
conditions
de
travail
et
le
matériel.
Affaire
à
suivre…
Image
d’illustration
:
source
image
:
https://guide.michelin.com/fr/fr/hotels-stays/nimes/maison-albar-limperator-9927



