Bordeaux tient bon face aux défis du tourisme en 2025 – TendanceHotellerie

Dans
un
contexte
national
et
international
peu
propice
à
la
consommation,
la
destination
Bordeaux
continue
d’attirer
même
si
elle
n’échappe
pas,
depuis
le
début
de
l’année,
à
une
légère
baisse
de
fréquentation
par
rapport
à
2024,
année
reconnue
comme
un
bon
cru
touristique.
Pour
l’activité
loisirs
comme
pour
le
tourisme
d’affaires,
l’heure
est
à
la
priorisation
des
dépenses ;
le
transport
et
l’hôtellerie
tirent
leur
épingle
du
jeu,
au
détriment
des
activités
de
loisir,
de
la
restauration
et
des
prestations
annexes.

A
l’occasion
de
ce
bilan
de
mi-année,
deux
études
menées
par
TCI
Research
pour
l’Office
de
tourisme
et
des
congrès
de
Bordeaux
Métropole
apportent
un
éclairage
intéressant
sur
la
satisfaction
des
touristes
en
visite
à
Bordeaux
et
sur
la
perception
par
les
habitants
de
la
métropole
bordelaise
de
l’activité
touristique.
Les
résultats,
très
positifs,
témoignent
d’un
tourisme
équilibré
qui
bénéficie
à
tous,
élément
structurant
de
la
stratégie
touristique
de
la
destination.

Une
fréquentation
en
léger
repli
depuis
le
début
d’année

La
métropole
bordelaise
reste
une
destination
prisée
des
visiteurs,
notamment
grâce
à
son
offre
culturelle
et
patrimoniale.
Elle
doit
cependant
faire
face,
comme
d’autres
villes
françaises,
aux
défis
actuels,
avec
notamment
une
situation
géopolitique
incertaine
et
un
climat
économique
tendu
qui
induisent
des
arbitrages
des
touristes
sur
leurs
dépenses

tout
particulièrement
celles
liées
aux
loisirs -,
et
un
repli
des
clientèles
britanniques
et
ibériques.
A
cela,
se
sont
ajoutés
des
épisodes
de
canicule
venus
perturber
la
tenue
des
visites.
A
noter,
la
progression
de
la
présence
des
visiteurs
canadiens,
motivée
par
un
renfort
de
liaisons
aériennes
et
un
détournement
de
cette
clientèle
de
ses
habituels
voyages
vers
les
Etats-Unis.

Ainsi
le
nombre
global
de
nuitées
marchandes
est
en
léger
repli,
de
2,6% [1]
pour
le
premier
semestre
2025.
En
cours
de
consolidation,
les
chiffres
hôteliers
de
juillet
et
août
se
dirigent
vers
une
tendance
à
la
stabilité,
voire
à
la
hausse.
La
restauration
semble
avoir
aussi
subit
ces
arbitrages
économiques
selon
l’UMIH.

Du
côté
des
activités
de
loisir,
postes
de
dépense
très
impactés
par
la
baisse
du
pouvoir
d’achat,
celles
de
découverte
de
la
ville [2]
baissent
de
7%
depuis
janvier,
tandis
que
le
nombre
d’entrées
dans
les
lieux
culturels
bordelais [3]
affiche
une
diminution
de
12%,
accentuée
par
la
fermeture
du
Musée
d’Aquitaine
pendant
les
4
premiers
mois
de
l’année
2025.

La
fréquentation
dans
le
vignoble [4]
résiste
un
peu
mieux
et
enregistre
une
baisse
de
l’ordre
de
5%
depuis
janvier.

Du
côté
du
tourisme
d’affaires :
bien
que
le
nombre
d’événements
accueillis
au
premier
semestre
soit
en
légère
baisse
(1
827,
soit

0,8 %)
et
le
que
le
nombre
de
participants
recule
(
-20%),
on
observe
une
hausse
du
nombre
de
journées
congrès,
qui
atteignent
325
000
(+
5,9 %).
Autrement
dit,
les
événements
sont
plus
longs
et
permettent
de
compenser
cette
baisse
quantitative.
Les
retombées
économiques
du
tourisme
d’affaires
sont
estimées
à
123,6
millions
d’euros.
Ce
résultat
positif
doit
toutefois
être
nuancé :
la
conjoncture
économique
reste
tendue
et,
dans
de
nombreux
lieux,
la
part
des
prestations
(traiteur,
audiovisuel,
agence,
décoration,
etc.)
tend
à
diminuer
au
profit
de
la
location
« sèche »
de
salles.
Chaque
économie,
même
minime,
est
ainsi
recherchée.

ZOOM
SUR :
La
satisfaction
des
voyageurs
en
séjour
à
Bordeaux

L’enquête
de
satisfaction
menée
en
2024
auprès
des
clientèles
touristiques
en
séjour
dans
la
métropole
de
Bordeaux [5]
fait
ressortir
une
satisfaction
générale
élevée
vis-à-vis
de
la
destination
et
permet
de
mieux
appréhender
les
comportements
des
visiteurs
pendant
leurs
séjours.


QUE
PENSENT
LES
VISITEURS
DE
BORDEAUX ?

Basés
sur
60
critères,
les
résultats
de
l’étude
montrent
une
excellente
qualité
d’expérience
pour
les
visiteurs,
avec
un
indice
de
satisfaction
générale
dépassant
de
7
points
la
norme
de
référence
Eurocities,
établie
à
partir
de
la
moyenne
de
plus
de
35
destinations
urbaines
européennes.
Cet
indice
progresse
de
7
pts
comparé
aux
résultats
de
2019.

Certains
indicateurs
constituent
de
véritables
atouts
pour
la
destination.
Globalement,
l’humain
est
un
marqueur
positif
fort
dans
l’expérience
des
visiteurs,
qui
saluent
la
qualité
de
service
et
d’accueil
dans
les
différents
lieux
visités,
l’accueil
de
la
part
des
locaux
ou
encore
l’information
dont
ils
ont
bénéficié
(notamment
de
la
part
de
l’office
de
tourisme,
qui
obtient
un
score
remarquable
avec
+25
pts
comparé
à
la
norme).
Les
transports
et
déplacements
apportent
beaucoup
de
satisfaction :
+105
pts
pour
la
facilité
d’accès,
+96
pts
pour
l’accueil
du
personnel
et
+113
pts
pour
le
prix
des
transports
publics.
L’offre
touristique
plait
et
affiche
des
scores
bien
au-dessus
de
la
norme :
diversité
de
la
cuisine
locale
(+29
pts),
variété
en
matière
d’activités
culturelles
et
de
loisirs
(+25
pts),
richesse
du
patrimoine
historique
(+40
pts),
choix
en
matière
de
shopping
(+22
pts).

L’indice
de
recommandation
surpasse
la
norme
de
14
points :
les
visiteurs
voient
Bordeaux
comme
une
destination
attractive,
diversifiée
et
accueillante.


QUE
VIENNENT
VISITER
LES
VISITEURS
EN
SÉJOUR
À
BORDEAUX ?

Cette
étude
révèle
aussi
les
comportements
des
visiteurs,
qui
profitent
largement
de
la
dynamique
culturelle
et
patrimoniale
de
la
destination.

Ce
sont
les
visites
culturelles
qui
sont
les
plus
plébiscitées,
citées
à
89 %
parmi
les
activités
effectuées,
suivies
par
les
visites
de
ville
(78 %)
et
la
balade
libre
dans
les
rues
(76 %).
Un
tiers
des
sondés
déclare
s’être
rendu
dans
le
vignoble
et
1
touriste
sur
5
a
participé
à
des
activités
gastronomiques.

Dans
le
top
3
des
lieux
les
plus
visités :
le
miroir
d’eau
fait
figure
de
tête
de
proue,
suivi
par
la
Cité
du
Vin
et
la
Porte
Cailhau.
La
proximité
de
Bordeaux
avec
la
côte
et
le
vignoble
est
un
atout
dont
les
visiteurs,
notamment
étrangers,
profitent :
35 %
d’entre
eux
sont
allés
à
Saint
Emilion,
32 %
sur
le
Bassin
d’Arcachon,
27 %
dans
le
vignoble
et
8 %
sur
la
côte
atlantique.

Cette
étude
intègre
égalent
les
dépenses
des
visiteurs
en
séjour
à
Bordeaux.
Ainsi,
un
touriste
débourse
en
moyenne
161€
par
jour
et
par
personne,
une
somme
ramenée
à
92€
si
l’on
soustrait
l’hébergement.

ZOOM
SUR :
La
réaction
des
habitants
de
la
métropole
bordelaise
vis-à-vis
du
tourisme

Menée
tous
les
deux
ans,
l’étude
sur
la
perception
du
tourisme
par
les
résidents
de
la
métropole
de
Bordeaux [6]
montre
un
soutien
fort
et
renouvelé
au
tourisme
de
la
part
des
Bordelais.

Plus
de
6
résidents
sur
10
estiment
que
le
tourisme
apporte
davantage
de
bénéfices
que
d’inconvénients,
un
score
en
progression
de
8
pts
par
rapport
à
2023.
L’activité
est
perçue
comme
un
véritable
moteur
culturel
et
économique.
Les
résidents
expriment
en
parallèle
des
attentes
fortes
en
matière
de
propreté
et
de
préservation.
Les
locaux
sont
fiers
d’accueillir
des
touristes
et
favorables
au
développement
du
tourisme
(sur
ce
dernier
point,
+6
pts
par
rapport
à
la
norme
européenne
de
l’étude),
dans
lequel
ils
souhaiteraient
être
impliqués
encore
davantage.
69%
d’entre
eux
souhaitent
que
la
destination
continue
à
attirer
des
visiteurs,
notamment
dans
les
communes
de
la
métropole :
un
bon
signal
de
soutien
et
d’acceptation,
qui
se
confirme
au
fil
des
années !

Parmi
les
éléments
perfectibles,
on
peut
citer
la
prise
en
compte
des
effets
du
tourisme
sur
la
vie
quotidienne
des
résidents.
Les
bateaux
de
croisière
divisent
toujours ;
plus
d’1/4
des
habitants
les
considèrent
comme
une
nuisance.

En
conclusion
de
ces
deux
études :
les
visiteurs
expriment
un
haut
niveau
de
satisfaction,
bien
au-dessus
de
la
moyenne
européenne,
tandis
que
les
habitants
témoignent
d’un
attachement
renouvelé
au
tourisme,
tout
en
appelant
à
une
meilleure
prise
en
compte
de
ses
impacts.

Ces
restitutions
éclairent
les
dynamiques
à
l’œuvre
et
les
enjeux
à
venir
pour
un
tourisme
durable
et
partagé,
guidé
par
la
feuille
de
route
« Bâtir,
ensemble,
une
destination
reconnue
de
tourisme
responsable »
en
cours
jusqu’à
2026
et
fruit
d’une
réflexion
collective.